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Post Apocalyptique

Les fictions des julienautes racontant des histoires d'amour ou romantiques
55 messages Page 1 sur 1

Quels personnages te ressemblent le plus selon toi ? ;)

Eden
1
7%
Zoey Reyes
5
36%
Ivan Shynn
2
14%
Kellin
0
Aucun vote
Joyce Shooser
0
Aucun vote
Alexana Idrasva
3
21%
Ava
1
7%
Alice Dubois
2
14%
Aaron Montiaque
0
Aucun vote
 
Nombre total de votes : 14

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Post Apocalyptique

Message par Tea time le 27 Oct 2016, 13:15

~ Post Apocalyptique ~


Image


    Hey !
    Comment ça va les ju' ?
    Bienvenue dans notre RP ~Post Apocalyptique~.
    Un RP qu'est-ce que c'est ?
    C'est une histoire qui s'écrit à plusieurs. Dans celui-ci, il y a moi, Tea time, Misspam; Filleduprintemps; Espheni ; minou-chat; Ewilan; Jeans; FlowerPower; Chococrac. Chaque auteur dirigera un personnage différent.

    ⚠⚠⚠ Ce RP est complet, pas la peine de demander à y participer désolée ^^"; ⚠⚠⚠

    A plus ! ;)
    Tea time.


******


Image


Prologue.


    Le futur...
    Autrefois, les journalistes n'avaient que ce mots à la bouche.
    Ils parlaient des robots; des IA, les Intelligences Artificielles, des voitures volantes et des technologies lunaires: cette merveilleuse technologie capable de modifier l'ADN d'un humain, de telle sorte que ses capacités, aussi bien physique que mentale, se retrouvent décuplées.

    Mais désormais, le futur dont on parlait tant jadis est devenu présent...
    Et il est loin d'être aussi idyllique que promis...

    Alors oui, la plupart de ces prévisions se sont avérées justes, mais l'humanité en paye le prix fort.

    Tout à changé, le monde tel que nous le connaissions n'est plus que chaos et désolation.
    Mais nous devons vivre.

    Car la vie est déjà trop courte.

    Notre Terre est malade...la population à été décimé, victime de ses propres inventions.
    Les fameuses Intelligences Artificielles, autrefois humaines, ont tenté de prendre le pouvoir par la violence, avec comme alliés, une armée de robots.
    Les combats faisaient ravage dans le monde entier. La population, prise au dépourvue par une série d'épidémies et de catastrophes naturelles, n'était même plus en état de ce défendre.

    Alors, les derniers gouvernements encore sur pieds on monté le programme "SQP", Sauve Qui Peut. Il faut croire qu'il y en avait encore quelques uns que cela faisait marrer.
    Les gouvernements ont recruté dans le monde entier quelques rares personnes encore capable de se battre. Ils en ont fait une nouvelle génération d'IA. Une génération plus humaine et moins robotisée.
    La génération lunaire.
    Comme la première génération d'IA, que l'on surnomma ensuite par défaut "les Solaires", les Lunaires conservèrent leur enveloppe charnelle. Grâce à l'énergie lunaire qui coule dans leur veines, ces IA sont capables de conserver une âme et d'éprouver des sentiments. Elles sont également des combattants or paire et de fulgurantes beautés. Pourvues de dons presque surnaturels, ces IA représentent certainement le dernier espoir de l'humanité.

    Nous qui nous adressons à vous aujourd'hui; et bien, nous sommes des IA Lunaires.
    Notre objectif est de préserver les derniers humains des IA Solaires. Nous traquons les Solaires et nous les mettons or d'état de nuire.
    Nous sommes dix et nous formons la brigade 17.

    Et oui; nous sommes le dernier espoir de l'humanité.


Dernière édition par Tea time le 23 Avr 2017, 15:09, édité 2 fois.
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Re: Post Apocalyptique

Message par ChloelaMangaka le 27 Oct 2016, 15:24

Je suis ^^
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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 27 Oct 2016, 15:26

La brigade 17


Image


Éden a 21 ans. Il est grand et athlétique, mystérieux et méfiant.
Il a de grand yeux verts d'eau surligné par une rangée de courts cils noirs charbon. Ses cheveux, rasé de près, sont eux aussi, noir. Ses lèvres sont fines et son nez retroussé. 
Il est taciturne et protecteur. D'une nature calme et pourtant peu patiente, Éden est un meneur plus qu'un suiveur. Il est également le plus âgé de la brigade et fait donc office de grand frère pour nombre d'entre eux.
Mais son passé est mystérieux, il semble être unes des premières IA lunaires et ne se rappelle plus de son nom de famille.

Tea time

Zoey Reyes a 15 ans. Ses cheveux roux foncés, ses yeux, l'un marron et l'autre bleu reflètent sa personalitée secrète. Malgrès sa grande taille, elle est plutôt renfermée bien qu'indépendante. Elle est méfiante et n'accorde pas sa confiance a tout le monde.
 Misspam

Ivan Shynn a 15 ans. Il est également roux à la peau claire, est possède des yeux marrons, dont le regard est fuyant de timidité. Plutôt casse-cou et peu patient, il déteste les araignées, le vide et devoir se lever tôt. A l'inverse, il aime la vitesse et les longues ballades à pied.
Fille du printemps

Kellin est un jeune homme de 16 ans, Il a les cheveux bruns foncés, légèrement ondulés et plutôt longs. Ses yeux sont verts, et il mesure très exactement 1m73. Il est très timide, ce qui explique ses dificultés à aller vers les autres et sa méfiance envers le reste du monde. Il est capable d'être le plus fidèle des alliés tout comme le plus féroce des adversaires.
Espheni

Joyce Shooser a de longs cheveux châtains clairs, des yeux bleus ciel et est de taille moyenne. Elle est gentille, souvent de bonne humeur et de nature timide.
minou-chat

Alexana Idrasva a 20 ans. Elle est très fine, a des cheveux auburn et des yeux verts. Elle est intelligente, très spontanée avec parfois, des tendances agressives.
Ewilan

Ava a 19 ans. Elle est athlétique et gracieuse. Elle détient une longue chevelure blonde légèrement ondulée. C'est une joueuse et une gagnante. Elle est égoïste et s'est habituée à ne servir que son propre intérêt ce qui n'est pas forcément pour plaire à la brigade. Elle se sert de son physique et de sa force pour parvenir à ses fins.
Jeans

Alice Dubois a 13 ans. Ses cheveux sont châtains et ondulés. Elle a de légères taches de rousseur et une taille moyenne. Elle est rêveuse et joyeuse. Mais parfois, la réalité la rattrape et elle sombre dans une infini tristesse.
Flower Power

Aaron Montiaque a 16 ans. Aaron est un jeune homme très indépendant et protecteur envers les personnes auxquelles il tient. Il a été abandonné par son père à la naissance ce qui fait qu'il n'apprécie pas les hommes, je dirais même qu'il leur porte une haine très forte.
Physiquement parlant il est très grand, fin mais musclé, "grâce" aux nombreuses bagarres auxquelles il participait. Il a des cheveux châtain foncé et des yeux verts. L'un des deux est désormais translucide car enfant il a reçu un petit morceaux de verre dedans. Grâce aux nouvelles technologies, il a récupéré la vue mais son oeil n'a pas récupéré sa couleur d'origine.

Chococrac

Dernière édition par Tea time le 20 Avr 2017, 15:34, édité 2 fois.
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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 27 Oct 2016, 15:28

Sommaire


Image


Présentation.

Prologue.


Chapitre 1 :


    Partie 1. - Éden
    Partie 2.- Alexana Idrasva
    Partie 3.- Ava
    Partie 4. - Aaron Montiaque
    Partie 5. - Zoey Reyes
    Partie 6. - Joyce Shooser
    Partie 7. - Ivan Shynn
    Partie 8. - Alice Dubois
    Partie 9. - Kellin


Chapitre 2 :

    Partie 1. - Éden
    Partie 2.- Alexana Idrasva
    Partie 3.- Ava
    Partie 4.- Aaron Montiaque
    Partie 5.- Zoey Reyes
    Partie 6.- Ivan Shynn


Chapitre 3 :

    Partie 1. - Éden
    Partie 2.- Alexana Idrasva
    Partie 3.- Aaron Montiaque
    Partie 4.-Zoey Reyes
    Partie 5.- Ivan Shynn
    Partie 6.- Ava
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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 27 Oct 2016, 15:31

Chapitre 1 : Partie 1.
Éden.


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    Je me souviens de ma renaissance en tant qu'Intelligence Artificielle dans les moindres détails.
    Je m'étais réveillé sur un hôtel en marbre dans une salle entièrement blanche. Des néons m'aveuglaient et un silence pesant se faisait ressentir.
    Je m'étais redressé, étouffant un grognement de souffrance ; tout mes muscles étaient endoloris et ma tête semblait prête à exploser.
    Je n'avais alors qu'une seule certitude, je m’appelais Éden, j'avais dix-huit ans et j'étais désormais une Intelligence Artificielle.
    Je m'étais levé péniblement et avais entamé quelques pas incertains jusqu'à un miroir que je devinais sans tain.
    J'avais observé ce visage qui me faisait face, longuement. C'était le mien, cela ne faisait aucun doute, pourtant je ne pouvais m'empêcher de le nier. Il était si différent de ce à quoi je m'attendais.
    Beau, c'était indéniable ; mais si austère !
    Je découvrais avec étonnement mes grand yeux verts d'eau surlignés par une rangée de courts cils noirs charbon. Mes cheveux, rasé de près, eux aussi, noir, mes lèvres fines, ma mâchoire carré et mon nez retroussé.
    Puis, mon regard avait été attiré par un bout de papier froissé posé près de mon hôtel. Je l'avais lentement déplié et lu. Cette faculté me revint d'ailleurs aussi naturellement que marcher, penser et parler. C'était une lettre, simple et concise, visant à m'expliquer...tout. Un mot que par la suite j'apprendrais par cœur et réciterais à tout les nouveaux arrivants en guise de bienvenue :


    «Notre Terre est malade...la population à été décimé, victime de ses propres inventions.
    Les fameuses Intelligences Artificielles, autrefois humaines, ont tenté de prendre le pouvoir par la violence, avec comme alliés, une armée de robots.
    Les combats faisaient ravage dans le monde entier. La population, prise au dépourvue par une série d'épidémies et de catastrophes naturelles, n'était même plus en état de ce défendre.
    Alors, les derniers gouvernements encore sur pieds on monté le programme "SQP".
    Il faut croire qu'il y en avait encore quelques uns que cela faisait marrer.
    Les gouvernements ont recruté dans le monde entier quelques rares personnes encore capable de se battre. Ils en ont fait une nouvelle génération d'IA. Une génération plus humaine et moins robotisée.
    La génération lunaire.
    Comme la première génération d'IA, que l'on surnomma ensuite par défaut "les Solaires", les Lunaires conservèrent leur enveloppe charnelle. Grâce à l'énergie lunaire qui coule dans leur veines, ces IA sont capables de conserver une âme et d'éprouver des sentiments. Elles sont également des combattants or paire et de fulgurantes beautés. Pourvues de dons presque surnaturels, ces IA représentent certainement le dernier espoir de l'humanité. Ces IA sont naturellement dotés d'une mémoire motrice spontanée (Reproduire toute action physique) ; audition décuplée et de régénération cellulaire
    Vous êtes unes de ces IA » .

    Pour ma part, le mot était accompagné d'une autre phrase très significative. « Vous êtes la première IA Lunaire ».
    Depuis ce jour, trois ans ont passé. J'ai désormais vingt et un an et je fais parti de la brigade 17.
    Mais il n'en a pas toujours été ainsi.

    Avant que la deuxième recrue fasse son apparition, j'étais resté trois mois seul, dans ce que j’appellerais par la suite : La base.
    La base, comportait une cinquantaine de chambres, pouvant héberger jusqu'à cinq personne. Le complexe pouvait donc accueillir jusqu’à deux-cent-cinquante personnes.
    Le bâtiment était équipé des toutes les dernières technologies (exceptés les robots bien évidemment) et pourvu d'un grand luxe. La base était également équipée d'un gymnase, de plusieurs salle de tirs, d'un dojo, d'une infirmerie, d'une piscine et d'une immense salle de séjour. Il y avait également une cuisine, dont l'accès ne m'étais autorisé que de 09H00 à 09H30 ; de 12H00 à 13H30 et de 20H00 à 21H30, pour les repas.
    Durant ces intervalles, je pouvais trouver dans la cuisine un repas préparé à mon intention par des serviteurs invisibles.
    Lorsque trois mois plus tard, la deuxième recrue, Alexana Idrasva qui avait tout juste dix-huit ans est arrivée, un couvert a été rajouté à ma table. Alexana était très fine, elle avait des cheveux auburn et des yeux verts. Elle était intelligente, très spontanée bien que parfois, assez agressive.
    Pendant un temps, j'ai bien cru qu'il se passait quelque chose entre nous. Après avoir vécu trois mois seul dans ce grand bâtiment, l'arrivée d'Alexana m'avait rempli de joie.
    Et puis une semaine plus tard, une troisième recrue était arrivée, un couvert avait été rajoutés et ainsi de suite au fil des semaines.
    Au tout début, nous accueillions une nouvelle recrue chaque semaine et par le suite nous sommes passés à deux recrues par semaines. Ce qui fait qu'à la fin du programme nous étions environs deux-cent. Pendant près d'un an, la base ne recrutait que des jeunes adultes. Ils rentraient dans l'établissement le soir, étaient conduit jusqu'au bloc opératoire d’où je m'étais éveillé pour la première fois et ressortaient du bloc au petit matin, avec la même certitude solitaire que moi. Il s’appelait un tel, avait tel âge et était désormais une IA.
    Jamais aucun d'eux n'étaient plus âgé que moi et je gérais la base au mieux. Très vite, il s'avéra que la plupart des recrues retrouvaient les souvenirs de leurs vie d'avant dans les jours qui suivaient. Mais pas moi. Avant le bloc opératoire, rien, le néant total.

    Parfois, des cris nous parvenaient du bloc, la plupart du temps, nous ne revoyons jamais les auteurs de ces cris: le bilan n'était pas difficile à deviner ; la recrue n'avait pas survécue à l'opération.
    Une nuit, les cris s'étaient fait plus déchirants que d'ordinaire. Nous n'étions alors qu'une trentaine à la base. Bien que les dortoirs soit assez éloignés du bloc opératoire, les cris nous parvenaient si nettement que l'on eu dit que nous nous trouvions dans la même pièce que ce pauvre être.
    Le lendemain, je m'étais rendu au bloc sans conviction, le corps aurait certainement déjà disparu, emporté par nos hôtes fantômes, et je n'aurais plus qu'a nettoyer le sang comme à chaque fois.
    Mais à mon grand étonnement, en rentrant dans le bloc, j'avais découvert une jeune femme dans une marre de sang, dont la poitrine se soulevait difficilement ; elle respirait. Ses cheveux blonds trempés de sueur étaient plaqués contre son front en mèche éparse, sa bouche était tordue dans un rictus douloureux et ses yeux étaient clos.
    Je me suis occupé d'elle plus que je ne l'avais jamais fait pour aucune autre recrue jusque là. Je sentais bien que cela agaçait mes camarades, mais ils ne me firent néanmoins aucune remarque. J'étais leur chef après tout.
    Deux jours plus tard, la jeune femme s'était réveillée. Elle m'avait jeté un regard noir, puis, s'était relevée et était partie de l’infirmerie sans rien dire. Elle s'appelait Ava et était alors âgée de seize ans.
    Ce fut un choc pour pratiquement tout le monde, c'était la première mineure du groupe. Comme nous n'étions pas tous de la même nationalité, pour certains qui avaient été élevés dans l'optique d'une majorité à vingt et un ans, cela ne changeait pas grand chose, mais je me souviens que cela m'avait marqué.
    Mais bien entendu, ce n'était que le début. Après Ava, des enfants ont suivis. Il y a eu Alice Dubois âgée de dix ans ainsi que Lina Mynna qui n'avait que huit ans. Ce n'étais certes pas les plus jeunes, mais ils sont tous trois arrivés dans les même conditions qu'Ava et je me suis occupés d'eux comme une mère poule.
    Un an a passé et nous avons commencés à être de plus en plus nombreux ; certaines personnes projetaient de remettre en cause le fait que je dirige pour la simple raison que j'étais le « doyen » et je les comprenais, d'une certaine manière. Même mon bras droit, Alexana m'avait lâché à cette époque. La situation me dépassait.
    Alors, j'allais m'enfermer dans le bloc opératoire, je parlais seul face au miroir sans tain, réclamant des explications, des infos et même des conseils, et le lendemain matin, je trouvais un bout de papier froissé sur l’hôtel m'expliquant le pourquoi du comment de manière brève. Joyce Shooser était peut-être la seule à me comprendre durant cette période. Elle m'avait surpris dans un de mes monologues face au miroir un soir et m'avait réconforté. Elle m'avait serré dans ses bras et m'avait appelé « grand frère ».
    C'est cette simple appellation qui me permit de reprendre pieds. Je ne devais pas diriger comme un chef, mais comme un frère. Et c'est ce que je fis.
    Finalement, mes directives finirent par me parvenir grâce à ces petits bouts de papiers froissés.
    Ils-les gouvernements à l'origine du programme SQP- recrutèrent encore une poignée d'enfants, comme les « jumeaux » Zoey Reyes et Ivan Shynn qui avaient treize ans à leur arrivés. Ils n'étaient pas frère et sœur puisqu'ils ne partageaient pas de nom de famille identiques, ni même de souvenirs communs, mais ils se ressemblaient tant que cela leur valu très vite ce surnom : « les jumeaux ». Ils étaient tout deux roux à la peau pâle et réservés. Le seul point de divergence notable était leurs yeux. Alors que le regard d'Ivan, fuyant de timidité était marron, celui de Zoey était bleu...et marron.

    Ainsi, pendant longtemps je n'ai rencontré aucun adulte de l’extérieur sur la base. Jusqu'au jour ou ils ont décidés que nous étions assez nombreux pour fabriquer une première brigade.
    La brigade une, dont je faisais partie, comportait dix recrues. Tous des hommes.
    Nous avons fait une mission. Nous n'avions aucun entraînement, rien. Ce fut l'enfer.
    Nous ne sommes que deux à en être sortis vivant : Aaron Montiaque et moi.
    Aaron n'avait que quatorze ans, c'était le plus jeune de la brigade et pourtant, il m'a certainement sauvé la vie.
    Après cet échec, les directeurs du programme nous ont réunis, Aaron et moi, pour faire le point.
    Ils semblaient songer que le simple fait de nous mettre sur le terrain aurait réveillé nos capacités extraordinaires d'IA .
    En effet, notre génération Lunaire, devait développer une ou deux spécificité propres à chacun d'entre nous. Comme ce ne fut pas le cas, ils décidèrent de nous laisser un an. Un an pour entraîner les dix neuf brigades restantes.
    Il fut décidé qu'Aaron et moi, choisirions notre brigade. Pour une raison que j'ignore, il a choisi le numéro dix-sept, et nous avons convenus ensemble des recrues que nous désirions avoir à nos côtés : la brigade dix-sept était créée.
    Éden ; Aaron Montiaque ; Zoey Reyes ; Ivan Shynn ; Lina Mynna ; Joyce Shooser ; Alexana Idrasva ; Ava et Alice Dubois.

    Pendant un an nous nous sommes entraînés, jusqu'à devenir la meilleure brigade du programme. Peut-être la plus soudée également.
    Je me souviens encore de notre première mission il y a de cela un an. C'était une mission de petite envergure et nous n'avons rencontré aucune IA Solaire. Néanmoins, c'est ce jour là que nous avons, pour la plupart d'entre nous, développé notre spécificité en tant qu'IA. Cette spécificité, différentes pour chacun d'entre nous, s'est traduite par un tatouage.
    Mon tatouage se trouve entre mes deux omoplates et il s'agit d'un triskel celtique. Certainement une traduction des mes origines, toujours aussi obscures. Peut-être étais-je fils d'irlandais ou d'écossais ?
    Néanmoins, ils s’est avéré que j'avais écopé de deux spécificités. La nécromancie, qui est la capacité d'évoquer les morts et la radiesthésie qui est la faculté de connaître le passé d'une personne par le simple contact physique. Cela expliquerait d'ailleurs que je sois le seul à être dans l’incapacité de me rappeler mon propre passé.

    Depuis ce jour, chaque brigade remplie sa mission avec assiduité. Nous rentrons à la base, récupérons des forces et repartons sur le terrain.
    Mais cette fois, ça prend plus d’ampleur. Finis les petites missions du genre, distribution de potages dans les rues décimés ou attentats à couverts contre les bases ennemies. Cette fois, nous sommes près à nous battre contre les IA solaires.
    La guerre...est déclarée.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 27 Oct 2016, 15:39

Chapitre 1 : Partie 2.
Alexana Idrasva


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    J'ai peu de souvenirs de ma transformation. Contrairement à Éden, ainsi que beaucoup d'autres IA Lunaires. Par contre, tout ce qui c'est passé avant est gravé dans ma mémoire en lettres de feu. La peur. La mort. La colère. La tristesse. Puis plus rien. Jusqu'au jour où j'ai rencontré Éden. Il était la première IA Lunaire, j'étais la deuxième. Un peu comme Adam et Ève vous diriez-vous, et bien non. Éden est comme mon frère. Il l'est pour nous tous. Quand je l'ai vu, je l'ai tout de suite évalué. Il était grand, des yeux verts d'eaux assez semblables aux miens, un crâne rasé et une mâchoire carrée. MENEUR est la première pensée que j'ai eu sur lui.
    Quand il s'est avancé vers moi avec, fait rarissime, un sourire aux lèvres. Les premiers mots que je lui ai adressé avaient été : "Je te préviens, je n'ai besoin de personne". Il avait éclaté de rire, et nous avions échangé un regard complice qui avait celé notre amitié. Une semaine après mon arrivée, une autre IA était venue : je me rappellerai toujours du regard qu'il nous avait jeté. Un mélange d'étonnement, de joie et de crainte. Il nous avait lancé un sourire éblouissant qui avait révélé des dents blanches et droites. CHARMEUR avais-je pensé.
    J'ai ce... « don »... de savoir ce que son les gens dès le premier regard. Ainsi au fil des arrivées, de nouvelles recrues s'étaient affichés dans mon esprit : ARROGANT, DRÔLE, INTELLIGENT, SPÉCIALE, et j'en passe.
    Jusqu'au jour ou est arrivée Ava. Quand elle a pénétré dans le grand salon où nous étions rassemblés, ce que j'ai vu en elle m'a glacée le sang. Depuis, j'ai arrêté de lire en les gens, furent-ils aussi gentils que Joyce ou Alice.
    Pendant longtemps, j'ai vécu sans voir personne d'en-dehors la base. Jusqu'au jour où la Brigade une a été créée. Tous des hommes. Éden faisait parti du lot. Il sont partis en mission en ayant aucun entraînement. Seul lui et Aaron Montiaque sont revenu. Pendant une journée complète ils sont resté enfermé dans une pièce à parler avec les directeurs du programme. "On faisait le point" avait grommelé Éden quand ils en étaient sortis.
    Quelque jours plus tard, j'ai appris que je faisais partie de la Brigade 17, ainsi qu'Éden, Aaron Montiaque, Nath Drakev, Zoey Reyes, Ivan Shynn, Lina Mynna, Joyce Shooser, Alice Dubois, et, pour mon grand désespoir, Ava. Pendant un an nous nous sommes entraînés jusqu'à devenir la brigade la plus douée, et sans doute la plus soudée de la base, malgré la confusion que j'éprouvais face à Ava.
    Nous avions, plus tard, effectués notre première mission, un mission sans grande importance au cours de laquelle nous n'avions croisés aucun IA Solaire. Ce fût pourtant à ce moment-là que ce sont révélés nos spécificités. La mienne s'est traduite par une écriture sur mon avant-bras et qui, par je ne sais quelle miracle, change chaque jour. Bizarrement, depuis ce jour là Ava a cessé de m'inspirer de la répulsion, et j'en suis très heureuse étant donné que je dois coopérer avec elle.
    Ma spécificité s'étant révélée, je peux désormais me téléporter, mais dans un rayon de trois kilomètres, et je ne peux emmener qu'une personne avec moi. Et même si je ne veux toujours pas, je peux encore lire en les gens.
    Mais désormais, la Brigade dix-sept ne se contente plus de petite mission sans envergure. Cette fois, la guerre est déclarée, et nous allons nous battre.




Ewilan
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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 27 Oct 2016, 15:46

Chapitre 1 : Partie 3.
Ava


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    Ma renaissance avait sûrement été parmi les plus catastrophiques. Un élément divergent était entré en compte dans mon opération et je me souvenais de chaque détails, chaque bruit, chaque voix, chaque visage. J'avais déjà vaguement entendu parlé des IA lunaires dans mon village. Je vivais dans un village tranquille reculé de tout, avec une culture encore paysanne, avec ma famille. Nous n'avions pas été très touchés par la catastrophe des IA solaires, quelques tremblements de terre qui ont ruinés les récoltes et une petite épidémie. En tout, on avait eu une année un peu plus dure que les autres mais rien comparé aux grandes villes. Notre village faisait partie des peu de villages restant appelés « derniers recours ». Nos vies était un peu moins riches que celles des autres habitants du pays mais aussi moins dépendantes de l’État. Et ça j'en étais fière. Nous étions capables de nous débrouiller seuls, totalement à l'écart du nouveau mode de vie imposé.

    Et puis un jour ça a changé. Ils sont arrivés, disant qu'il fallait réglementer le village. En clair le reconnecter à l’État. Ils avait posté des sortes de soldats aux entrés du marché et aux bords des champs. Ils nous scrutaient. On vivait. Puis, arriva le jour des récoltes. Et eux aussi ont fait leur récolte. En toute discrétion évidemment. Ils étaient venus chez nous le soir pendant le dîner, nous expliquant rapidement que j'avais été choisie pour représenter et défendre l’État. On ne savait même pas vraiment ce que cela voulait dire. Ils m'ont pressée de faire mes adieu à ma famille. J'ai serré mes parents dans mes bras et embrassé mon grand frère. J'aurai du être triste. Mais en réalité j'étais paniquée. Et j'avais du mal à réfléchir. Je savais que je ne pouvais pas me donner en spectacle devant tant de monde, ma famille et mes deux pillards. Je suis sortie dehors avec le premier. Le second était en train de remettre une solde à mes parents. J'ai refermé la porte derrière moi et j'ai tenté un coup de poing à l'homme devant moi. Mais malgré son allure quelque peu ordinaire, il a réussi à bloquer mon poing puis il a gueulé pour appeler l'autre et à deux ils m'ont frappés jusqu'à ce que je perde connaissance.

    Quand je m'étais réveillée, j'étais dans une salle blanche et froide. Un bloc opératoire. Des hommes et des femmes étaient en train d'enfiler des gants et de stériliser du matériel. Une femme s'était approchée de moi :
    « - Ne t'inquiète pas, tu es en sécurité. Tu connais sûrement très vaguement les IA solaires ? Nous avons travaillé à élaborer le système et nous avons réussi à créer des IA lunaires. Des sortes de sur-hommes si tu veux. » Elle m'adressais un sourire faux. Elle me prenais vraiment pour une imbécile, je lui aurais bien mis mon poing dans son joli visage parfaitement parfait. Puis elle avait continuer son petit speech comme quoi je devais me sentir fière, que je n'allais rien sentir, puis que je ne me souviendrai plus de cette scène quand je me réveillerai. Alors elle avait déposé le masque sur mon visage et avait appuyé sur un petit bouton qui avait envoyé du gaz dans le masque. Ils s'étaient tous approchés de moi et j'avais fermé les yeux. Sauf que ce n'était pas du gaz qu'il y avait dans le masque, c'était de l'eau. Ils avaient commencés à ouvrir ma chair et je n'ai pu retenir un sanglot. Je me doutais que les choses ne se déroulaient pas comme le fallait et ils ne faisaient que confirmer mes soupçons. Je les entendais parler maintenant : « L'anesthésie ne marche pas », « ce n'est pas grave on continue, toute façon elle ne se souviendra de rien », « On va se faire tuer si on ne le fait pas », « tant pis pour elle, si elle ne tient pas on la laissera », « le nouveau traitement est plus dur, si elle ne tient pas, c'est qu'elle n'en est pas digne », « peut-être que le nouveau traitement ne peux pas marcher sur les humains, pour le moment ça n'a été qu'un échec », « non, on doit continuer à tenter d'améliorer le lunaire ». Puis la douleur s'est faite plus acre. Ils s’enfonçaient un peu plus dans la chair. Ils s’efforçaient de m'injecter différentes substance sous la peau, ils installaient quelque chose de froid dans mon corps. Puis je ressentais quelques décharges. Et je ne pouvais m’empêcher de crier sous mon masque. J'avais tant crié que j'avais mal à la gorge en plus de tous les endroit meurtris de mon corps. Ils avaient fini par partir me laissant seule dans la salle, à peine recousue et à peine vivante. Enfin, lorsque qu'ils furent tous sortis la femme du début est revenue me voir, une seringue à la main.
    - Ta nouvelle mémoire ma chérie. Tu t’appellera Ava...
    Elle n'avais pas pu finir car un de ses collègue l'avait appelée. La piqûre m'avait fait un mal de chien, je crois qu'elle l'avait mal faite. Elle avait fermé la porte et j'avais fermé les yeux quelques minutes, lutant pour ne pas sombrer dans les bras envoûtants de la mort. Peu de temps après un jeune homme était venue me voir. Des cheveux noirs rasés de près, et des yeux et des lèvres dégoulinantes d'amour qui contrastaient avec la rigidité de son visage. Beau. Il s'était présenté à moi comme étant « Eden ». Et je l'avais cru parce que oui, bien sur, c'était mon paradis. Et il allait me sauver de l'enfer. Lorsqu'il m'avait retrouvée je baignais dans mon sang encore chaud. Et je m'écoulais encore. Enracinée à ce malheureux lit et m'écoulant un peu plus chaque minute. Il s'occupait de moi et je le laissais faire ne sachant pas si je préférais mourir ou survivre. Il passais beaucoup de temps à tenter de me soigner et je le laissais faire. Parce qu'il était gentil et qu'il était beau et que ça me donnait l'impression d’être aimée. Puis un jour qu'Eden n'était pas là, je me suis rappelé et j'ai cesser de vivre par l'impression de sérénité qu'il me transmettait. J'ai tout ressassé pendant des heures et des heures. J'ai volé des ciseaux et j'ai retiré ma « nouvelle mémoire » mal implantée dans ma nuque. J'avais attendu Eden couché sur le lit. Puis, quand il était arrivé tout sourire, je lui ai jeté un regard accusateur et je suis partie.

    J'avais alors été reçue en tant que nouvelle recrue et je me gardais bien de raconter tout ce que je savais. J'avais parlé un peu avec d'autres IA qui m'avaient raconté leurs expériences. Aucun ne se souvenait de son opération, seulement de leur nom. En revanche certains semblaient recouvrer la mémoire après un certain temps. Inutile de dire qu'il s’agissait sûrement de la « nouvelle mémoire » implanté. Alors je me faisais passer pour « Ava » et insinuait que je ne me souvenais de rien d'autre.

    Je passais le plus clair de mon temps au gymnase, au dojo et à la piscine. Lorsque je devais aller manger avec les autres, je draguais les mecs et jouait les gentilles filles avec les femmes puis je passais ma soirée à étudier des bouquins empruntés à la bibliothèque de la base, consciente qu'ils étaient triés. Je n'avais jamais été très moche mais depuis que j'étais une lunaire, j'étais devenue Belle. Mes cheveux qui étaient auparavant blonds et ternes étaient maintenant dorés et élégamment ondulés, mon corps était musclé et gracieux, mes lèvres étaient roses et pulpeuses et mes yeux d'un noir plus profond. Je n'avais qu'un seul but à présent, être libre. Et peu m'importais si je pouvais faire du mal aux gens autour de moi. Je n'avais pas reparlé à Eden depuis que je m'étais enfuie. Aussi, je fus surprise lorsqu'on m’annonça qu'il m'avait choisie pour faire parti de la brigade 17. Il passait son temps à s'occuper des nouvelles recrues comme une vieille grand-mère l'aurait fait pour ces petits enfants. Il était ridicule. Toutefois je le suivais, avec cette brigade je pouvais sortir de la base. Et puis j'aimais la compagnie des nouveaux (les plus jeunes que moi) comme les jumeaux Zoey et Ivan parce que je savais qu'ils avaient subi le même genre d'opération que moi, dans la souffrance. Bien que je doute qu'il en sachent autant, ils étaient trop jeunes et n'ont surement pas eu la chance comme moi d'avoir la puce de mémoire mal mise. En tout cas, cela pourrais me permettre de les mettre de mon coté si j'ai besoin d'eux.

    C'était lors de notre première mission que ma spécificité était apparue. Et alors j'ai eu ce tatouage sur ma cage thoracique, juste sous les seins. Un lys sur un poignard. J'ai eu droit à une spécificité qui offre quelques variantes. Ou en tout cas, c'est la seule qui s'est révélé pour le moment. J'ai donc des facultés psioniques. Je suis capable de lire dans les pensées des gens, de m'introduire dans leur esprit et de le contrôler. Lorsqu'on hérite de nos spécificités, l’État demande à en être tenu au courant, aussi nous devons leur montrer notre tatouage et leur dire quel est notre spécificité. Je leur ai montré mon tatouage. En revanche j'ai menti pour ma spécificité. J'ai dit que j'avais des facultés d'empathie. Ce qui signifie que je serais capable de ressentir les émotions et sentiments des gens qui m'entourent, faisant de moi une victime qui porte toute la souffrance du monde sur ses épaules. Je ne pouvais pas leur dire que je suis une menace potentielle. Je préfère qu'il me croient victime et non dangereuse. Eden se bat pour l’État, moi je me bats contre l’État.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 27 Oct 2016, 15:54

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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 27 Oct 2016, 16:04

Chapitre 1 : Partie 4.
Aaron Montiaque


Image



Where are you now, without a sound
Où es-tu maintenant, sans un bruit
Are you there
Es-tu ici
And the face in the crowd
Et le visage dans la foule
Feet over harsh ground
Les pied sur le sol dur
Are you there, somewhere
Es-tu ici, quelque part
Maybe, maybe, maybe, maybe darling
Peut-être, peut-être, peut-être, peut-être chérie



    Il était très tard, ou devrais-je plutôt dire très tôt ?
    Les étoiles brillaient beaucoup cette nuit là.
    J’étais couché, seul dans cette plaine, entouré par le ciel.
    Et je chantais, seulement accompagné par le souffle du vent.
    Tout était parfait, mais ils sont arrivés…
    Un coup de pied par-ci, un par-là, pas le temps de se défendre, juste le temps de souffrir. Tout ce dont je me souviens c’est qu’ils m’ont trainé jusqu'à leur 4x4 et que j’ai souris comme un imbécile en marmonnant “Bonne journée les étoiles, on se reverra…”.

    Ensuite je me suis réveillé dans uns salle blanche, sur un lit. J’avais mal partout.
    Inspirer, expirer, ouvrir les yeux, bouger les doigts.
    Okay, tout fonctionnait. Je me suis levé péniblement et ai avancé jusqu’au miroir, j’avais peur de ce que j’allais voir, étais-je toujours moi ?
    Toute la tension partit quand je découvris mon oeil translucide.
    Ce truc au milieu de mon visage, c’est tout ce qu’il me restait du passé, de ma mère, de ma plaine et de mes étoiles. Ce truc, c’était moi.

    Une main s’est posée sur mon épaule et j’ai sursauté violemment en voyant la personne dans le miroir. Je me suis écarté brusquement et et ai balbutié
    “Vas-t’en, s’il te plait.”. Il s’est approché avec les mains levées puis il a dit “Je m’appelle Éden, je suis pas là pour te faire du mal. Je suis comme toi, un IA lunaire.”, et j'ai enchainé, balbutiant toujours, suppliant continuellement, jusqu’à ce qu'il ne reste plus que quelques centimètres pour éloigner cet homme de moi.
    C’en était trop, je me suis écroulé, la tête dans les genoux, des larmes silencieuses balayant mes joues. J’ai murmuré un dernier “Je vous en supplie, partez.” avant qu’il ne me prenne dans ses bras, et reste ainsi contre moi, me transmettant sa chaleur et essuyant mes larmes pendant des heures.
    C’était la première fois qu’un homme me touchait depuis que j’avais appris pour le départ de mon père. Ce moment m'avait traumatisé, ils s’étaient tous moqués de moi, m’avaient tous frappé, l’avaient tous frappée. Qu’avait-elle fait pour mériter ça ? Qu’avais-je fait pour mériter ça ?
    Je sentais vaguement ses mains sur mon corps, mais curieusement ce contact me faisait du bien, il était doux, délicat, chaleureux, aimant.
    Les larmes se sont arrêtées, et un sourire les a remplacées.
    J’ai murmuré un “Merci Éden.” avant de le reprendre dans mes bras…

    Désormais la brigade 17 est au complet. Filles et garçons de tous âges, tous différents mais soudés comme pas possible.
    Notre première mission l’année dernière a dévoilé nos pouvoirs, pour moi c’est la prémonition. Rêves, flashs, contacts, lecture des astres, tout ça je peut faire. Mon tatouage est plutôt bien choisi, l’emplacement moins…
    Le creux de la hanche droite c’est pas ce qu'il y a de mieux quand tu dois montrer ton tatouage à toute une équipe de scientifiques chargés des IA lunaires.
    Enfin bon pour revenir au côté artistique, c’est un oeil. Vous allez me dire, “En quoi c’est bien choisi ?”. et bien, je pense, qu’il représente le 3ième oeil.
    Pour les incultes, c’est ce qui permettrais à l’être humain qui le possède de voir des choses invisibles, tel que le futur -au tien c’est pas mon pouvoir ça ?-, le passé, les esprits, etcétéra.
    En plus de cela, la pupille de mon tatouage est totalement noire, et c’est -à ce que disent les autres- l’apparence que prend mon oeil translucide quand j’ai des visons.
    J’ai acquit un autre don mais dont je n’ai jamais parlé à personne. Pourquoi ? Tout simplement car il m’effraie.
    La seule fois où je l’ai utilisé c’était pendant ma mission avec l’ancienne brigade. Il était tous morts, tous appart Éden.
    Nous étions épuisés, blessés, choqués, tout ce que vous voudrez.
    Nous marchions depuis plusieurs minutes en direction de la base quand j’ai entendu un sifflement, puis le bruit d’un corps qui s’écrase au sol.
    Je me suis retourné vivement, et ce que j’ai vue confirma mes doutes, il était mort. Je me suis jeté sur lui en hurlant son nom. Je l'ai frappé de toutes mes forces comme si ça allait le ramener. Puis, au moment où je m’apprêtai à abandonner, à repartir, j’ai sentit du froid nous aspirer.
    Devant moi c’est rejoué la scène de meurtre, à l’envers...
    La dernière chose que j’ai vu est la balle qui arrivait vers Éden, prête à jouer son rôle, et d’un seul coup la chaleur est revenue et je me suis jeté sur mon ami en hurlant “Attention !”.
    La balle m’a frôlé l’oreille, arrachant un bout de peau. J’ai fermé les yeux, lâchant un soupir.

    Je l’avais fait, j’avais remonté le temps et modifié le futur…




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Re: Post Apocalyptique

Message par Chococrac le 28 Oct 2016, 07:12

C'est une très bonne idée d'avoir tout remis au propre sur un même sujet :)
Qu'as-tu pensé des deux derniers textes ?

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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 28 Oct 2016, 17:20

Chapitre 1 : Partie 6.
Zoey Reyes


Image


    Je n’avais pas treize ans lors de mon réveil en tant qu'intelligence artificielle Lunaire. C'était il y a deux ans, un peu plus, mais je m'en rappelle comme si c'était hier.
    La première chose que j'ai sentit fut le marbre glacé, contrastant avec la chaleur de ma joue. Puis une vague de douleur sourde a traversé mon corps. J'ai ouvert péniblement les yeux et les contours d'une salle blanche se sont dessinés.
    La douleur cuisante s'est calmée et j'ai essayé tant bien que mal de me souvenir de ce que je faisais ici. Mais rien, le vide total. Seul un nom s'était inscrit dans mon cerveau Zoey Reyes, je savais que c'était le mien. Je me suis levé, la douleur était presque disparue.
    A part l’étrange lit de marbre où j’étais allongée, la salle n’était meublée que d’un miroir et d’un petit bout de papier. Mon instinct m’a conduit vers le papier. J’ai dû me concentrer pour lire les mots inscrits dessus :


    «Notre Terre est malade...la population à été décimé, victime de ses propres inventions.
    Les fameuses Intelligences Artificielles, autrefois humaines, ont tenté de prendre le pouvoir par la violence, avec comme alliés, une armée de robots.
    Les combats faisaient ravage dans le monde entier. La population, prise au dépourvue par une série d'épidémies et de catastrophes naturelles, n'était même plus en état de ce défendre.
    Alors, les derniers gouvernements encore sur pieds on monté le programme "SQP".
    Il faut croire qu'il y en avait encore quelques uns que cela faisait marrer.
    Les gouvernements ont recruté dans le monde entier quelques rares personnes encore capable de se battre. Ils en ont fait une nouvelle génération d'IA. Une génération plus humaine et moins robotisée.
    La génération lunaire.
    Comme la première génération d'IA, que l'on surnomma ensuite par défaut "les Solaires", les Lunaires conservèrent leur enveloppe charnelle. Grâce à l'énergie lunaire qui coule dans leur veines, ces IA sont capables de conserver une âme et d'éprouver des sentiments. Elles sont également des combattants or paire et de fulgurantes beautés. Pourvues de dons presque surnaturels, ces IA représentent certainement le dernier espoir de l'humanité. Ces IA sont naturellement dotés d'une mémoire motrice spontanée (Reproduire toute action physique) ; audition décuplée et de régénération cellulaire
    Vous êtes unes de ces IA » .

    Tout ça ne pouvait pas être réel, cela n’avait aucun sens. Je pouvais réfléchir par moi même, je n’étais pas « artificielle ». J’allais me réveiller de ce cauchemar. Et pourtant, je savais au fond de moi que c’était vrai.
    Je me suis avancé vers le miroir, comprenant qu’il n’était pas ici par hasard.
    Le visage qui m’y a fait face ne m’était pas familier. Des trais fins, acérés, terriblement séduisants. Des longs cheveux roux foncés, lisse. Une peau blanche relevée par des petites taches de rousseurs discrètes. Un nez droit, des dents blanches et alignés.
    Le reste de mon corps était fin, élancé, tout en muscle. La seule ombre à ce tableau de perfection était mes yeux. L’un bleu, pâle, innocent, naïf. L’autre marron, presque noir. Et même si je n’avais pas de souvenir de l’opération, je savais que mes yeux étaient la seule chose de moi naturelle.
    La porte s’est brusquement ouverte. Un jeune homme est entré, il était beau, de la beauté acérée d’un tigre. Il m’a sourit.
    - Salut, moi c’est Eden.
    J’ai été incapable de lui répondre. Trop impressionnée. Trop déboussolée.
    - Comment t’appelle tu ? M’a t-il questionné.
    J’ai dû faire un gros effort pour bégayer d’une voix rauque ces quelques mots.
    - Zoey, Zoey… Reyes… Enfin je crois.
    - T’inquiète Zoey. Tu vas bientôt te rappeler de tout. Allez vient, je te fais visiter !
    Il m’a montré le bâtiment où j’ai habité jusqu’ici, me donnant quelques infos par-ci par-là. Sur mon passage, des jeunes de tout âges –même s’ils me semblaient tous plus jeune qu’Eden, me dévisageaient en chuchotant.
    - T’as vu la nouvelle ? Elle ressemble tellement au dernier arrivé ! C’est ouf !
    - Mais ouais, son portrait craché… A part ces yeux chelous.
    Au bout d’un moment, Eden s’est arrêté :
    - C’est vrai que tu ressembles vachement à Ivan ! Mais bon, vous n’avez pas le même nom… Tu feras partie de la brigade 9. Si tu as un souci, vient me voir.

    J’ai rencontré Ivan dés le lendemain. La ressemblance entre nous était en effet frappante. Peut-être était-ce cela qui nous a rapproché. Nous sommes vite devenus inséparables. Sans lui, je n’aurai sûrement pas tenu aux entrainements. Et même si le même sang ne coulait pas dans nos veines, les autres ont pris l’habitude de nous appeler « les jumeaux ».

    À part Ivan, je ne me suis pas tellement intégré. En fait, à chaque fois que quelqu’un se rapprochait de moi, je le repoussait car, après tout, tout pouvait recommencer, je pouvais une nouvelle fois tout perdre.
    Mais avec Ivan, je ne me posais pas la question. J’avais tout simplement besoin de lui.
    J’ai quand même noué quelques relations avec Ava, une fille plus grande. En fait, relation n’était pas tellement le bon terme. Plutôt une série de conversations et de moments passées ensemble. Ava était secrète et ne cherchait pas à s’attacher. C’est sûrement cela qui m’a plu chez elle.

    Mon passé m’est revenu au bout de quelques semaines. Par petit bout, comme les pièces d’un puzzle. Ma vie d’orpheline dans les rues de la capitale. La maladie, les combats, la mort. Les quelques personnes qui m’ont étés chers, orphelins comme moi, qui étaient morts les uns après les autres. Et quand les soldats sont venus me chercher.
    Toutes ces petites informations m’ont convaincus que ma vie ici, la liberté mise à part, était bien mieux que celle que je vivais avant. Mais il me manquait quelque chose, le puzzle n’était pas complet. Comme si ceux qui m’aveint opérés avaient effacé des choses. Ou qu’il les avait modifié.

    Les entrainements étaient éprouvants, je faisais de mon mieux mais je n’étais pas des plus doués même si mes capacités étaient impressionnantes pour un humain. Et puis ma spécificité d’IA s’est déclenchée. Une spécificité très rare et, bien maîtrisée, plutôt utile sur le terrain. Je pouvais prendre l’énergie vitale d’une personne jusqu’à le tuer. Mais j’étais presque incapable de contrôler cela. Et puis, lorsque je m’y essayais, une douleur me vrillait la tête jusqu’à ce que je m’évanouisse. Alors, Eden m’avait dispensé d’une petite partie des entrainements physiques pour que je puisse m’entrainer à réguler ma spécificité.
    Mais même grâce aux entrainements je ne pouvais pas les contrôler totalement. La douleur s’atténuait un peu, je pouvais choisir quand exercer. Mais pas toujours le degré d’intensité. La première fois, Eden m’a demandé de le faire sur lui. Seulement un tout petit peu. Mais je n’ai peu arrêté et il s’est écroulé. J’ai eu tellement peur. Mais des guérisseurs ont peu le réanimer. Depuis, je ne m’entrainais que sur moi, ou des animaux, en essayant de les faire souffrir le moins possible. Cette spécificité était effrayante, terriblement dangereuse et j’avais peur de celle-ci. Peur de moi.
    Mon tatouage était une lame noire sur mon poignet gauche. Du côté de l’œil sombre.

    Les missions sont devenus de plus en plus nombreuses et dangereuses. J’ai dû arrêter mes entrainements quelque peu infructueux. La plupart des membres de la brigade 9 ont été grièvement blessés, voir morts au cours d'une de nos mission. Je ne sais pas comment j’ai fait, moi, pour survivre. Par la suite, j'ai été transférée dans la 17ème brigade.

    Et un jour, ça a été la fin de tout ça. Nous allions nous battre, vraiment contre les Solaires. Eden a choisi sa brigade. Je ne sais absolument pas pourquoi il m’a pris. Je l’aimais bien mais il avait bien plus proche que moi. Mais nous étions là, tout les dix :
    Lyna Minna, Alice Dubois, Alexanna Idrasva, Aaron Montiaque, Joyce Shooser, Ava, Ivan, Eden et moi. Nous étions la brigade dix-sept. Un ensemble de personnalités et de spécificités sans grand rapport. Mais nous étions là, tout les dix.
    Prêts ? Sûrement pas. Mais avions nous le choix ?




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 28 Oct 2016, 17:23

Chococrac a écrit:C'est une très bonne idée d'avoir tout remis au propre sur un même sujet :)
Qu'as-tu pensé des deux derniers textes ?

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    Les deux derniers textes sont super; je suis trop contente, vous avez toutes très bien saisie l'idée de base de ce RP ^^

    Texte caché : cliquez sur le cadre pour l'afficher
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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 28 Oct 2016, 17:23

ChloelaMangaka a écrit:Je suis ^^


    Merci à toi ^^
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Re: Post Apocalyptique

Message par miss kawaii le 28 Oct 2016, 17:45

Je suis :coeur:
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Re: Post Apocalyptique

Message par Ewilan le 28 Oct 2016, 20:03

Juste pour que ce sujet sois dans "mes messages"
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Re: Post Apocalyptique

Message par Espheni le 29 Oct 2016, 15:43

    je suis!
    si tu fais un autre rp plus tard j’y participerai, obligé c:

        do it now remember it later
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Re: Post Apocalyptique

Message par Chococrac le 29 Oct 2016, 17:54

Espheni a écrit:
    je suis!
    si tu fais un autre rp plus tard j’y participerai, obligé c:

        do it now remember it later

Et c'est clair que je viendrais même si c'est juste pour le plaisir de rp avec toi ❤️
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Re: Post Apocalyptique

Message par miss kawaii le 30 Oct 2016, 13:24

Wow c'est magnifique :coeur:
Bon pour l'instant j'ai lu que la moitié du premier chap mais c'est: "Oufissime" :coeur: :coeur: :coeur:
Et j'adore les musiques :coeur:
miss kawaii
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Re: Post Apocalyptique

Message par [Mademoiselle] le 30 Oct 2016, 14:54

super le sujet (:
ça a été pour mon texte ? il n'était pas trop long ? j'espère ne pas avoir écris de bêtises ^^
(désolé aussi pour les quelques fautes qui trainent)
[Mademoiselle]
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Re: Post Apocalyptique

Message par Espheni le 30 Oct 2016, 15:11

Chococrac a écrit:
Espheni a écrit:
    je suis!
    si tu fais un autre rp plus tard j’y participerai, obligé c:

        do it now remember it later

Et c'est clair que je viendrais même si c'est juste pour le plaisir de rp avec toi ❤️



        do it now remember it later
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Re: Post Apocalyptique

Message par Ewilan le 30 Oct 2016, 21:37

[Mademoiselle] a écrit:super le sujet (:
ça a été pour mon texte ? il n'était pas trop long ? j'espère ne pas avoir écris de bêtises ^^
(désolé aussi pour les quelques fautes qui trainent)

T'as pas vu le pavé que Charlotte avait fait ! ^^' Perso j'ai beaucoup aimé ton texte, en lisant juste la "fiche" de Nat, je le trouvait un peu bizarre, mais maintenant je l'aime bien. ^^'
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Re: Post Apocalyptique

Message par [Mademoiselle] le 31 Oct 2016, 11:51

Ewilan a écrit:
[Mademoiselle] a écrit:super le sujet (:
ça a été pour mon texte ? il n'était pas trop long ? j'espère ne pas avoir écris de bêtises ^^
(désolé aussi pour les quelques fautes qui trainent)

T'as pas vu le pavé que Charlotte avait fait ! ^^' Perso j'ai beaucoup aimé ton texte, en lisant juste la "fiche" de Nat, je le trouvait un peu bizarre, mais maintenant je l'aime bien. ^^'

ah je vois ('':
bon attendez vous à des pavés souvent, j'aime trop écrire, et ce rp m'inspire trop
merci pour ton avis, iel est chelou oui (':
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Re: Post Apocalyptique

Message par MissTropicmagie le 31 Oct 2016, 12:55

cool! :MrColor:
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Re: Post Apocalyptique

Message par [Mademoiselle] le 06 Nov 2016, 16:50

3x que je re-lis tout ahah
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Re: Post Apocalyptique

Message par [Mademoiselle] le 13 Nov 2016, 13:57

je viens de me rendre compte seulement maintenant que les parents de mon personnage ont le même prénom que mes vrais parents
(':
comment j'ai fais
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Re: Post Apocalyptique

Message par Chococrac le 14 Nov 2016, 13:47

[Mademoiselle] a écrit:je viens de me rendre compte seulement maintenant que les parents de mon personnage ont le même prénom que mes vrais parents
(':
comment j'ai fais

t'es vraiment forte dit donc xD
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Re: Post Apocalyptique

Message par [Mademoiselle] le 14 Nov 2016, 23:33

Chococrac a écrit:
[Mademoiselle] a écrit:je viens de me rendre compte seulement maintenant que les parents de mon personnage ont le même prénom que mes vrais parents
(':
comment j'ai fais

t'es vraiment forte dit donc xD

j'ai pas réagi en écrivant jpense que je pensais que Nath c'était moi ou je ne sais pas quoi (':
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Re: Post Apocalyptique

Message par Chloeo le 15 Nov 2016, 15:16

C'est vraiment beau!Vivement la suite!
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Re: Post Apocalyptique

Message par Ewilan le 23 Nov 2016, 17:58

Image


RÉPONSES

ChloelaMangaka a écrit:Je suis ^^


miss kawaii a écrit:Je suis :coeur:

Merci !

BlueRoxy a écrit:
        Je suis, j'aime beaucoup !

Merci, contente que ça te plaise.

miss kawaii a écrit:Wow c'est magnifique :coeur:
Bon pour l'instant j'ai lu que la moitié du premier chap mais c'est: "Oufissime" :coeur: :coeur: :coeur:
Et j'adore les musiques :coeur:

C'est super que ça te plaise.
Ewilan
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Re: Post Apocalyptique

Message par Fille Du Printemps le 24 Nov 2016, 18:42

@Tea Time : tu parles d'un hôtel dans ton texte, mais ça, c'est pour acceillir des voyageurs :) Le vrai mot est autel.
Quand est-ce que tu penses publier le reste des textes (et éditer le sommaire) ?

Cléa
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Re: Post Apocalyptique

Message par [Mademoiselle] le 25 Nov 2016, 00:06

merci à tous.tes celles.ceux qui suivent ! (:
on s'amuse bien :MrOrange:
ça avance lentemment mais c'est le temps que tout le monde se mettent dans le bain, les expositions de persos, etc C:
[Mademoiselle]
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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 21 Déc 2016, 14:30

Chapitre 1 : Partie 6.
Joyce Shooser


Image


    Quand je me suis réveillée, j'étais couchée sur un lit de pierre.
    Je mis un peu de temps à me rappeler ce qui m'était arrivé et au bout de quelques heures tout me revint en mémoire : j'étais assise dans l'herbe, et je prenais des photos (mon passe-temps) avant que tout arrive...

    Moi, Joyce Shooser, je suis une fille solitaire. Je suis peut-être jolie, mais je suis éternellement seule et timide. Hé oui, c'est moi le genre de fille qui reste assise sur un banc ou contre un mur durant la récréation et qui passe ses journées à lire.
    Au lycée, je n'ai pas d'amis. Ah si, juste un : c'est un chat. Un magnifique chat roux tigré de blanc. Il s'appelle Nuage. Il appartenait à une personne âgée, qui habite en face du collège, mais cette dame si gentille, à qui j'allais parfois rendre des services, est décédée il y a quelques mois. J'ai demandé à mes parents si je pouvais adopter Nuage, mais la réponse a été catégorique : non.

    Le week-end quand mes devoirs sont finis, je sors me balader dans la campagne, accompagnée de mon gros appareil, et je m'amuse à photographier la nature comme s'il s'agissait de photos pour illustrer des magazines.
    Sauf que ce week-end ne fût comme les autres...
    Allongée dans l'herbe, j'entendis des pas, deux personnes s'avançaient vers moi.

    J'avais l'impression qu'ils était réels mais en même temps non.
    Je n'eu pas le temps de faire un mouvement qu'ils m'attaquèrent de tous les côtés.

    Ensuite, je me suis réveillé sur ce lit froid et dur.
    J'entends la porte grincer et relève vivement la tête. Un jeune homme se trouve à l'entrée de la pièce, il sourit gentiment tout en disant :

    "- Bonjour toi, comment t'appelles-tu ?

    - Salut, Joyce Shooser.

    - Joyce, écoute-moi bien...

    Il s'avance et prend ma main, me regardant dans les yeux, il poursuis :

    - Tu as été choisi comme moi et d'autres personnes pour sauver notre monde. Nous avons besoin de toi, de tes capacités pour sauver la terre.

    - Mais je ne suis absolument pas capable de ça ! Je suis une fille ordinaire, je vais au lycée, et je fais mes devoirs. En plus je suis naïve, peureuse, et solitaire.

    - Joyce crois-moi, si le gouvernement t'as choisie toi et pas une autre fille c'est qu'il y a une bonne raison. Ton destin n'est pas celui que tu crois, tu n'es plus la même la même personne.

    - Mais, je ne peux pas à accepter...

    - Tu n'as pas le choix, la Brigade 17 à besoin de toi.

    - D'accord, soupirais-je, je viens, j'accepte.

    Mais qu'est-ce que j'ai dis ?
    Cette réponse est sortie toute seule de ma bouche.

    - Parfait, on se revoit tout à l'heure.

    - Attends, je ne connais même pas ton nom !

    - Éden, moi c'est Éden.

    Ce mystérieux garçon au cheveux de jais, disparut dans le couloir.
    C'est là que je vis un miroir posé sur le mur. Effectivement Éden avait raison, je n'étais plus la même.
    Je m'aperçu dans le miroir, j'étais toujours la même physiquement : petite, fine, les cheveux longs chatains, et les yeux bleus ciel, mais je sentais bien que j'avais changé à l'intérieur : même si je garde ma nature timide, j'ai l'impression de devenir puissante et déterminée.

    Un air décidé apparut sur mon visage, je fais partie de la Brigade 17, et elle a besoin de moi alors je l'aiderais.

    Quelques mois plus tard, une pierre bleu est apparue sur mon poignet et je peux contrôler l'eau qui est à ma portée.
    Désormais je suis prête à me battre et je compte bien le faire…




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 21 Déc 2016, 15:00

Chapitre 1 : Partie 7.
Ivan Shynn


Image


    La douleur était intenable. Elle se répandait dans tout mon corps au rythme bien trop élevé de mes palpitations cardiaques. J’étais terrifié. Je ne savais ni où j'étais, ni qui j'étais, ni pourquoi on me faisait aussi mal. Je n'eus pas le temps de m'interroger plus, car je pris une nouvelle bouffée de gaz et sombrai à nouveau dans l'inconscience.

    Ma première pensée lorsque j'émergeai à nouveau des ténèbres fut "Zut, est-ce que j'ai mes lunettes ?” Puis j'ouvris les yeux, et la lumière des néons acheva de me réveiller. Je me redressai et constatai que le monde n'était plus réduit à des taches de couleurs informes.
    C'était totalement nouveau. Mais, en même temps, tout était nouveau. Luttant contre la panique qui m'envahissait, je constatai que je ne connaissais pas la pièce où je me trouvai. En fait, je ne me rappelais de rien. J'abandonnai vite la fouille de ma mémoire déficiente et décidai de commencer par explorer l'endroit où je me trouvais. Je descendis du lit de pierre dur lisse et froid et fit deux pas hésitants en me retenant pour éviter de glisser sur le carrelage.
    Une fois que je me rappelai comment marcher, je fis le tour de la salle. Je remarquai le miroir posé contre un mur mais ne m’approchai pas. Comme je n’avais rien d'autre à faire que ruminer sans cesse des questions sans réponses, je finis par aller y jeter un coup d’œil.
    Il me renvoya l'image d'un garçon à l'air perdu, avec des cheveux roux et des yeux marrons, dont le visage et les bras étaient couverts de taches de rousseur qui ressortaient sur sa - enfin, ma - peau pâle.
    Je sentis soudain une présence dans mon dos et fis volte-face. Je découvris un jeune homme, âgé d'une vingtaine d'années, me dépassant d'une tête, aux courts cheveux noirs. La timidité me fit rougir et me coupa momentanément la voix. Je me mis à fixer le sol pour cacher la gêne que je ressentais toujours en présence d'inconnus. Et ce type était l'exemple même de l'inconnu.

    - Salut, fit-il. Je m'appelle Éden. Et toi ?

    Nouvelle bouffée de panique. Je déglutis. Il m'observait sans rien dire, ce qui ne m'aidait pas à me calmer.

    - Youhou, tu m'entends ?

    Je hochai la tête et réussis à retrouver assez d'assurance pour bredouiller :

    - Je sais plus…

    Sans que je puisses m'en empêcher, ma situation désespérée m'apparut très clairement et je me mis à pleurer de découragement. Éden me prit contre lui et me chuchota :

    - C'est pas grave, ça va revenir.

    J'essayai de respirer, mais les sanglots m'étouffèrent à nouveau et je perdis complètement pied. Je passai un certain temps à sangloter dans son tee-shirt, mais ça n’avait pas l’air de le gêner plus que ça. Je finis par me calmer. Reculant d'un pas pour remettre une distance raisonnable entre lui et moi, j'effaçai les traces de larmes sur mon visage avec le dos de ma main et reniflai.
    Maintenant que mon cerveau semblait fonctionner à peu près normalement, je pus réfléchir à mon problème et la solution me sauta brusquement dessus.

    - Ivan. Je m'appelle Ivan Shynn. Et j'ai treize ans.

    Éden me fit un sourire et répondis :

    - Enchanté. Je vais t'expliquer ce que tu es et pourquoi tu es ici.

    "Notre Terre est malade, la population a été décimée, victime de ses propres inventions.
    Les fameuses Intelligences Artificielles, autrefois humaines, ont tenté de prendre le pouvoir par la violence, avec comme alliés une armée de robots. Les combats faisaient rage dans le monde entier. La population, prise au dépourvu et réduite par une série d'épidémies et de catastrophes naturelles, n'était même plus en état de se battre.
    Alors, les derniers gouvernements sur pied ont monté le programme SQP. Il faut croire qu'il y en avait encore que ça faisait marrer.
    Ils ont recruté dans le monde entier quelque rares personnes encore en état de se battre. Ils en ont fait une nouvelle génération d'IA. Une génération plus humaine et moins robotisée. La génération lunaire.
    Comme la première génération d'IA, que l'on surnomma ensuite les "Solaires", les Lunaires conservèrent leur enveloppe charnelle. Grâce à l'énergie lunaire qui coule dans leurs veines, ces IA sont capables de conserver une âme et d'éprouver des sentiments. Ce sont également des combattants hors pairs et de fulgurantes beauté. Pourvues de dons presque surnaturels, ces IA représentent le dernier espoir de l'humanité. Elles sont naturellement dotées d'une mémoire motrice spontanée d'audition décuplée et de régénération cellulaire.
    Vous êtes une de ces IA."

    Je restai silencieux quelques instants, le temps de digérer ces informations. J'avais besoin de beaucoup plus d'informations, mais je compris qu'il n'avait pas les réponses à mes questions et que lui aussi était dépassé par tout ça. À la place, je lui fis signe que j'avais compris et nous quittâmes la pièce.

    Cinq jours après mon arrivée, je fis la connaissance de Zoey, recrutée juste après moi. Nous avions le même âge et nous nous ressemblions étrangement, à tel point que l'on nous surnomma vite "les jumeaux", bien que nous ne soyons pas du tout de la même famille. Notre amitié fut immédiate et nous devînmes rapidement inséparables. Jusque là, je ne m’étais pas vraiment fait de nouvelles connaissances et elle m'évita de devoir en faire. Je lui en étais reconnaissant. Nous nous aidions mutuellement, encore plus par la suite avec le début des entraînements, qui étaient d'autant plus difficiles que nous étions plus jeunes que la plupart des autres participants. Mais d'autres étaient encore plus petits. Je trouve ça complètement immoral de faire subir cette transformation à des enfants de sept ou huit ans.

    Pendant ce temps, je retrouvai petit à petit des souvenirs de ma vie d'avant.
    J'avais grandi à Los Angeles. À une époque, c'était une très grande ville, mais il y a eu un énorme tremblement de terre, pourtant prévu par les géologues, et la ville a été entièrement rasée, puis nettoyée par le tsunami qui a suivi. Bref, ce n'était plus qu'un champs de ruines, et les gens riches ont eu la bonne idée d'aller habiter dans un endroit qui ne serait pas sur une faille. Tout n'a pas été reconstruit, loin de là. De manière générale, la banlieue a disparu, et les quartiers trop proches de l'Océan aussi, car vulnérables à la montée des eaux.
    On habitait (mes parents, mes deux sœurs et moi) un appartement en centre-ville, assez spacieux : je me souviens que tous les enfants avaient leur propre chambre. Il était situé au dixième étage. C'était l'horreur pour moi. À cause du vertige, j'évitais de regarder la rue en bas, sous peine d'avoir envie de vomir - ça m'est déjà arrivé.
    Les soldats sont venus me chercher un soir où il n'y avait que mon père et moi. Sonia et Milly étaient chez une amie, et maman travaillait très tard. J'ai eu le temps de l'embrasser, puis ils m'ont traîné dehors et fait monter dans leur voiture. Je n'ai aucun souvenirs de la suite.

    Pour la première mission sur le terrain, je n'étais pas dans les brigades envoyées à l'extérieur. Je n'imaginais pas un seul instant que ça finirait en massacre. Et pourtant, ce fut le cas.
    Après ce désastre, les personnes qui avaient organisées le programme ont laissé à Éden le soin de former une nouvelle brigade et de l'entraîner. Il choisit Alexanna Idrasva, Joyce Shooser, Ava, Nath Drakev, Aaron Montiaque, Alice Dubois, Zoey Reyes et moi.
    Entre nous, cette nomination me surprit. Je pensais que notre première rencontre, catastrophique, l'avait totalement découragé. Apparemment, il faisait partie des gens qui ne s'arrêtent pas à la première impression. Il gagna aussitôt ma confiance.

    Ce fut au cours de notre première mission, totalement mineure, que mes pouvoirs d'IA se déclarèrent. Je peux créer des illusions, qui paraissent vraies tant qu'on n'essaye pas de les toucher, car elles sont aussi impalpables que des fantômes. Elles peuvent être mobiles, mais cela demande un effort particulier de concentration que je ne suis pas toujours capable de fournir. Dès que je relâche mon attention, elles s'évanouissent aussitôt. Je me suis entraîné pour pouvoir en maintenir une quand je me bats, au prix de multiples bleus. Je suis facilement distrait quand je le fais, et je n'anticipe pas suffisamment les coups de l'adversaire. Déjà que je ne suis pas le plus doué dans les sports violents...
    Le même jour, un tatouage est apparu sur ma cheville droite, représentant un soleil : dans la nature, c'est le soleil qui fait les mirages...

    Désormais, nous sommes la brigade 17, prêts à mener le combat qui s'annonce.
    Et nous devons le gagner, coûte que coûte.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 23 Déc 2016, 15:10

Chapitre 1 : Partie 8.
Alice Dubois


Image


    Je vivais avec ma famille en ville quand les AI solaires sont arrivés.
    Ils ont tout ravagé sur leurs passages.
    J'étais petite, ma famille m'a protégé jusqu'au bout de leurs forces.
    Chaque nuit, des passages me reviennent.
    Des cris, des personnes encore vivantes sous des débris, une horrible histoire notre Terre affronte.
    Puis ils sont venus me chercher. Pour sauver la Terre ils disaient.
    J'étais seule et personne ne pouvait me retenir.
    Seule.
    J'avais douze ans quand je suis passée dans le bloc opératoire.
    Une nuit de torture, mais j'étais forte.
    Toute la souffrance que j'ai vécue m'a aidée à affronter l'opération.
    Mais je ne me vante pas, certain(e)se sont passés dans ce bloc beaucoup plus jeune.
    Hélas, certains enfants n'ont pas survécu...
    Je me souviens de ma renaissance en AI lunaire. Je me suis réveillée dans une salle blanche où il y avait un miroir. Je me suis alors approchée pour voir mon reflet, la première chose que j'ai vue, c'est mes cheveux. Longs et ondulés avec cette couleur châtain. Puis ces yeux bleus, gris ou verts. Cette couleur indéfinissable, des légères taches de rousseur. Mes traits sont fins, et ma taille moyenne pour mon âge. Pas trop petite ni grande.
    J'étais en train de regarder quand la porte -que je n'avais pas remarqué jusque-là- s'ouvrit.
    Un homme aux grands yeux verts, des cheveux rasés de près, noir, lèvres sont fines et son nez retroussé apparu. Il m'adresse un sourire et s'approcha.
    Comment tu t'appelles ?
    - A...... Alice Dubois.
    - Moi c'est Éden. >>
    Après cet épisode j'ai été dans la nouvelle brigade, la brigade 17. Lyna Minna, Zoey Reyes, Alexanna Idrasva, Aaron Montiaque, Joyce Shooser, Ava, Ivan, Éden et moi.
    On a eu une "bataille" tous les dix, elle n'était pas si facile que ça même s'il n'y avait pas de trace AI solaires. Je pense qu'elle était juste pour nous préparer. Dans cette bataille, mon "talent" s'est réveillé.
    Alors que je me battais sans relâche, mon adversaire a pris l’avantage, soudain je me retrouve propulsé dans les airs, et je tombe par terre dans un bruit sourd. Une chance, je n'avais rien de cassé mais mon adversaire en profita de ce que j'étais à terre pour mettre le coup final. Mon pouls s’accéléra, aucune chance de me relever, je n'avais pas le temps. Le haut de mon bras droit me démangea, mais je ne tiens pas compte, car l'arme de l'adversaire va me tuer dans quelques instants, je vois l'arme s'approcher vite je ferme les yeux. Une seconde passe, deux, trois. Mais qu'est-ce qui se passe ?! J'ouvre les yeux, je vois mon adversaire chercher quelque chose du regard et crier : "mais elle est où !?" Je me lève avec prudence, c'est une ruse . Je me mets à courir.
    Peux de temps après je découvris un zéro barré sur le haut de mon bras droit, l'endroit qui me grattait.
    Oui, voici mon pouvoir, je peux devenir invisible sur commande.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 23 Déc 2016, 15:16

Chapitre 1 : Partie 9.
Kellin


Image


    Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de ma vie avant d’arriver ici. Je me souviens de mes parents, toujours débordés, jamais le temps de rien. Je me souviens que ma grande sœur se retrouvait obligée de tout gérer: la maison, les repas, et moi. J’avais beau être tout à fait capable de m’occuper de moi, elle ne pouvait pas s’empêcher de jouer la deuxième maman, et ça depuis ma naissance. « Nos parents ne sont pas fichus de s’occuper de toi, il faut bien que quelqu’un le fasse. » « Ne t’inquiète pas, je m’occuperai bien mieux de toi qu’eux. » À force, je n’en pouvais plus. Je me souviens aussi que j’avais des amis, mais impossible de me souvenir de leurs noms. Je ne sais même plus combien ils étaient, ni à quoi ils ressemblaient. En fait, je ne suis même pas sûr à cent pourcents d’en avoir eu.
    Je ne me souviens pas non plus de l’« opération ». Tout ce dont je me rappelle, c’est de m’être réveillé dans une salle entièrement blanche, seul. J’avais mal partout. Je ne savais pas ce que je faisais ici, ni à quoi ressemblait mon ancienne vie. Je fis rapidement la liste de ce dont je me rappelais: je m’appelais Kellin, j’avais seize ans, et j’étais tout seul, allongé sur un lit bizarre, dans une salle bizarre, dans un endroit à coup sûr bizarre lui aussi. Je me levai, et la douleur s’atténua légèrement. J’observai la salle: le lit dans lequel je m’étais réveillé, une table, et un grand miroir qui occupait tout un pan de mur. Sur la table, un bout de papier. Je le dépliai et lut les mots qui y étaient inscrits.
    Notre Terre est malade...la population à été décimé, victime de ses propres inventions.
    Les fameuses Intelligences Artificielles, autrefois humaines, ont tenté de prendre le pouvoir par la violence, avec comme alliés, une armée de robots.
    Les combats faisaient ravage dans le monde entier. La population, prise au dépourvue par une série d'épidémies et de catastrophes naturelles, n'était même plus en état de ce défendre.
    Alors, les derniers gouvernements encore sur pieds on monté le programme "SQP".
    Il faut croire qu'il y en avait encore quelques uns que cela faisait marrer.
    Les gouvernements ont recruté dans le monde entier quelques rares personnes encore capable de se battre. Ils en ont fait une nouvelle génération d'IA. Une génération plus humaine et moins robotisée.
    La génération lunaire.
    Comme la première génération d'IA, que l'on surnomma ensuite par défaut "les Solaires", les Lunaires conservèrent leur enveloppe charnelle. Grâce à l'énergie lunaire qui coule dans leurs veines, ces IA sont capables de conserver une âme et d'éprouver des sentiments. Elles sont également des combattants or paire et de fulgurantes beautés. Pourvues de dons presque surnaturels, ces IA représentent certainement le dernier espoir de l'humanité. Ces IA sont naturellement dotés d'une mémoire motrice spontanée (Reproduire toute action physique) ; audition décuplée et de régénération cellulaire.
    Vous êtes unes de ces IA.
    Je n’étais pas sûr d’avoir tout compris. Qu’étais-je donc devenu? Étais-je toujours humain, ou m’avait-on changé en machine étrange? Effrayé, je m’approchai du miroir. À première vue, j’étais toujours humain : cheveux noirs plutôt longs (mais pas trop quand même), yeux verts, peau aussi blanche que celle d’un vampire. En me regardant de plus près, je m’aperçus que je n’étais vraiment pas mal, ce qui m’étonna.
    J’étais maintenant sûr de ne pas être une sorte de robot bizarre, et je savais à peu près ce que je faisais là. Mais je ne savais pas quand est-ce que j’étais censé sortir. Hors de question de pourrir là dix ans!
    À cet instant, la porte s’ouvrit et un garçon d’environ vingt ans (j’appris plus tard qu’il en avait exactement vingt-et-un) entra dans la pièce. Il était grand ; ses cheveux étaient foncés et ses yeux du même genre de vert que les miens. Il était vraiment beau. Mais qu’est-ce que j’avais, aujourd’hui?
    Le garçon se présenta : il s’appelait Éden, il avait vingt-et-un ans et il avait été la toute première IA Lunaire. Il me demanda si j’avais lu le message, et, après que j’eut acquiescé, il me parla de la base. J’étais loin d’être le premier ici, beaucoup de gens étaient déjà arrivé, de la même façon que moi, heureusement. Je n’étais déjà pas très sociable, je ne voulais pas en plus paraître bizarre. Après que j’aie passé plus d’un an à la base, me liant d’amitié avec plusieurs personnes, Éden m’annonça que chacun de nous devait développer une ou deux capacité.s spéciale.s. Et pour cela, nous devions nous entraîner. J'étais dans la brigade 17, avec Zoey, Ivan, Joyce, Ava, Alexana, Alice, Aaron et, bien sûr, Éden.
    Je ne découvris pas mon pouvoir pendant un entraînement, mais un soir, alors que nous étions tous réunis autour d’une table à discuter, dans la joie et la bonne humeur, si je puis dire. Distrait, j’écoutais à peine la conversation, trop occupé à replonger dans les rares souvenirs qu’il me restait. De toute façon, je n’avais jamais été très sociable, j’étais trop timide pour ça.
    C’est pourquoi je sursautai quand un cri retentit, et qu’un autre le rejoignit, et que tout le monde se mit à regarder de tous les côtés, comme s’ils avaient perdu quelque chose. Je finis par comprendre que c’était moi qu’ils cherchaient. Mais pourtant, j’étais là, juste sous leur yeux! Pourquoi ne me voyaient-ils pas?
    — Je suis là!
    Ils jetèrent des coups d’œil affolés dans ma direction, mais ne me voyaient toujours pas.
    D’accord. J’étais devenu invisible. C’était donc ça, ma capactité. Elle serait très pratique, s’il n’y avait pas un léger problème: je ne savais pas la maîtriser. Il m’arrivait de disparaître dans des moments totalement incongrus, par contre, pendant les entraînements, quand elle aurait été vraiment utile, je n’y arrivais pas, et pourtant, j’avais essayé.
    Mais bon, je finirai bien par savoir comment faire. Après tout, maintenant que j’étais une IA, plus rien ne pouvait me résister (du moins, presque rien).




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Dernière édition par Tea time le 20 Avr 2017, 15:49, édité 1 fois.
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Re: Post Apocalyptique

Message par Fille Du Printemps le 28 Déc 2016, 16:48

Fille Du Printemps a écrit:@Tea Time : tu parles d'un hôtel dans ton texte, mais ça, c'est pour acceillir des voyageurs :) Le vrai mot est autel.
Quand est-ce que tu penses publier le reste des textes (et éditer le sommaire) ?

Cléa

Super ! Merci !

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Re: Post Apocalyptique

Message par MissTropicmagie le 15 Avr 2017, 18:53

je suis (:





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Re: Post Apocalyptique

Message par Ewilan le 17 Avr 2017, 16:28

MissTropicmagie a écrit:je suis (:





    a ѕмιle and everytнιng вecoмeѕ clear

Merci ^^
La suite arrive bientôt, normalement.
Ewilan
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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 20 Avr 2017, 15:23

Chapitre 2 : Partie 1.
Éden


Image


    J'ouvre les yeux.

    Une nouvelle journée s'annonce, une parmi tant d'autres. Je me lève et soupire en regardant au dehors. Il est très tôt et la nuit règne encore en maître sur les vallons du domaine.

    Mais alors que j'enfile à la hâte un t-shirt et un jean par dessus mon caleçon, je me rend compte que quelque chose ne vas pas.

    Une boule me tord le ventre et une migraine s'annonce. Cette journée ne sera pas comme les autres car je ne suis clairement pas de bonne humeur.

    Subitement,l'envie me prend de tout casser et un irrépressible sentiment d'injustice m'envahit. C'est vrai enfin, pourquoi dois-je constamment me lever avant tout le monde ? Pourquoi est-ce que je devrais endurer ce rôle après tout ?

    Je me dirige vers le grand salons et m'achète un café long à la machine automatique. Je le prend rageusement dans mes mains, renversant au passage un peu de liquide sur le sol.

    Je pousse un soupir excédé et me dirige vers la salle d'arme, mon café à la main.

    Aujourd'hui je suis en colère et je ne prends même pas la peine de me faire discret lorsque je passe devant les chambres. Au contraire, je prends presque un malin plaisir à imaginer mes camarades se réveillant en sursaut au son de mes pas si lourds sur le parquet grinçant.

    Et puis j'arrive enfin devant la salle d'arme. Je prends une grande gorgée de café brûlant, soupire et pousse la lourde porte de métal. Je pose ma tasse sur un plan de travail et soupire avant de m'appuyer face au mur, la tête cachée dans mes bras, mon front reposant contre la cloison fraîche. Alors un sentiment de honte s'empare de moi et je ne peux m'empêcher de m'excuser silencieusement auprès de mes camarades pour mon comportement et les sentiments immoraux à leur égard qui m'assaillent depuis l'aube.

    Soudain,une main se pose sur mon épaule et je sursaute. Mon corps réagit alors instantanément.

    J'attrape le poignet fin posé sur mon épaule et je tire d'un coup sec dessus pour le faire basculer au sol. Sans prendre le temps de réfléchir,je tourne sur moi même et me laisse retomber sur mon agresseur, le coude prêt à plonger dans ses côtes.

    - Éden ! Arrête c'est moi !

    Je me fige et prend enfin le temps de dévisager le propriétaire de la main... qui n'est autre qu'Aaron Montiague.

    Je soupire longuement et le lâche enfin.

    - Excuse gars. Je suis à cran.

    - Je vois ça ouais.

    Il passe une main dans ses cheveux et je ramasse mon café en m'éloignant, comme si la distance pouvait également éloigner les questions qui ne manqueraient pas de suivre concernant mon humeur.

    - Il se passe quoi ? C'est une mission ? Tu as des nouvelles des supérieurs ?

    - Non. Enfin si. Peut-être. Mais c'est pas ça. Je veux pas en parler.

    Chacune de mes phrases est ponctuée de regards fuyants tandis que j'installe comme chaque matin des tapis au sol, des cibles de tirs, quelques mannequins et autres et que je vais ouvrir avec calme le sas contenant les armes.

    - Éden, reprend-il, ne joue pas à ça avec moi.

    - Comment ça ? Je ne vois pas de quoi tu veux parler, c'est ridicule.

    Aaron lève les yeux au ciel et hausse les épaules.

    - Bien. Dans ce cas je vais vous laisser monsieur grognon.

    - Ouais c'est ça.

    Puis il s'en va, me laissant seul, en proie avec mes tourments.

    Quelques heures plus tard, je rejoins les autres pensionnaires dans la grande salle à manger après avoir fait une série d'autres "paperasses" matinales. La plupart d'entre eux ne savent même pas que c'est moi qui exécute toute ces tâches. Ils pensent que si j'arrive si tard au petit déj' c'est parce que je me prélasse dans mon lit. Ils ne cherchent pas à savoir. Ils ne cherchent pas à me connaître. Je suis juste celui qui les a accueillis et qui gère de plus ou moins loin la base pour eux. Je suis respecté ici, mais pas forcément aimé de tous.
    D'habitude je vais manger avec ma brigade, mais aujourd'hui je ressens le besoin de creuser le gouffre qui me sépare des miens alors je vais m'assoir seul à une table sale. Ma brigade me regarde passer en haussant les sourcils mais ne dit mot. J'en aperçois quelques-uns soupirer.
    Oui, mon attitude est peut-être puérile et égoïste mais j'estime y avoir droit, au moins une fois par ans.
    D'autant plus qu'il me faut réfléchir.
    Je mélange d'un air distrait mes céréales dans un bol de céramique blanc et fixe un point dans le vide en songeant aux paroles que je m'apprête à prononcer à mes camarades à la fin de ce repas. Les pensionnaires sont toujours priés d'attendre que TOUT le monde ai fini avant de sortir du réfectoire. Au cas où j'ai à faire une annonce pareille justement.
    J'attends donc patiemment que les derniers retardataires soient prêts et je monte sur ma table en poussant mon plateau du pied. Je me racle la gorge et le silence se fait.
    Tous me fixent avec insistance, je sais qu'ils attendent beaucoup de moi et pendant un bref instant, c'est même trop. Je chancèle et me rattrape au regard froid et dur de Alexana, étrangement.
    Ce regard me rappelle à l'ordre et je me racle la gorge avant d'entamer ma grande annonce...
    Une nouvelle mission.
    Bien différente de toutes celles que nous avons effectuées jusqu'alors.



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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 20 Avr 2017, 15:29

Chapitre 2 : Partie 2.
Alexana Idrasva


Image


    Je chute. Le Noir est complet, profond, éternel. Je tombe sans pouvoir me retenir à quoi que ce soit. Soudain mon corps heurte le sol. Je tente de me relever. De hurler. Le Noir est complet. Je ne suis rien. Ma vie n'est rien. Le Noir est complet. Il approche.

    ***

    Je me réveille en sursaut dans la chambre que je partage avec Joyce Shooser. J'attends quelques minutes que mon cœur affolé se calme, puis je m'assoies en tailleur sur mon lit. J'ai un mauvais pressentiment. J'observe ma camarade de chambre et amie dormir. Je respire un bon coup avant de faire mine de m'allonger lorsque je sens une présence. Les réflexes que j'ai forgé au fil des entraînements réagissent plus vite que mon esprit. Je saute sur mes pieds, saisi le poignard posé sur ma table de chevet et me met en garde en moins d temps qu'il n'en faut pour le dire. Rien. Il n'y a rien. Je tremble. J'étais persuadée qu'il y avait quelqu'un et jamais mon instinct ne m'avais trompé. Joyce gémit dans son sommeil et me ramène à la réalité. À la position du soleil, je devine qu'il n'est pas plus de six heures du matin. En soupirant, je m'assoies sur mon lit, le poignard toujours en main, incapable de me rendormir. Environ une demi-heure plus tard, j'entends des pas lourds dans le couloir. Peu importe l'heure et le lieu, je serai toujours capable de reconnaître les pas d'Eden. Mon cœur en devinant la colère qui l'habites, comme si je la ressentais aussi. Je n'ai jamais senti Eden aussi énervé. À pas de loup, je m'approche de la porte et l'entrouvre pour observer. Ma chambre est, à mon plus grand désarroi, la plus éloignée de la salle à manger et la plus près de la salle de sport, aussi je pus voir le chef de notre brigade y entrer et commencer à préparer le matériel nécessaire pour la séance d'entraînement du matin. Ses gestes sont fluides, huilés à la perfection comme s'il faisait ça tous les jours. Mais peut-être est-ce le cas. Il n'en parle quasiment jamais, et personne ne l'a jamais remercié pour tout ce qu'il fait. Je tourne la tête en entendant d'autres pas dans le couloir. Il s'agit d'Aaron Montiaque, un autre membre de la Brigade 17. Celui-ci me regarde, surpris, avant de détourner le regard en rougissant et d’accélérer l'allure pour rejoindre Eden. Vexée, je m'apprête à l'interpeller lorsque je me rappelle que je dors en sous-vêtements et que je n'ai pas encore pris la peine de me rhabiller. Je souris avant de reporter mon attention sur les deux jeunes hommes. Je les vois discuter, mais je suis trop loin pour les entendre. Déçue, je referme la porte et vais m'allonger sur mon lit en attendant la sonnerie du réveil.

    ***

    À l'heure du petit déjeuner, Eden est toujours de mauvaise humeur et va s'installer seul à une table. Je peux comprendre ses raisons, mais je ne peux m'empêcher d'être vexée. Je soupire en lui lançant un regard noir qu'il ignore royalement. Je m'assoies en compagnie de ma brigade. À côté de moi, je vois Joyce qui se masse les tempes. Je l'interroge :
    « Tout va bien Joyce ?
    -Oui, oui, me répond-elle, j'ai juste un peu mal à la tête. »
    J'allais lui proposer de l'accompagner à l'infirmerie lorsque Eden se racle la gorge pour attirer l'attention. Je le vois hésiter, sur le point de flancher, puis il me regarde droit dans les yeux et reprends du courage. Je ne sais pas si je ais apprécier ce qu'il a à nous dire.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 20 Avr 2017, 15:33

Chapitre 2 : Partie 3.
Ava


Image


    Eden est contrarié aujourd'hui. Et ça pique ma curiosité. Ça me donne encore plus envie de lire ses pensées que d'habitude. Sentiment de solitude, de désamour, manque de reconnaissance, fatigue, rancœur. Et en plus, il veut nous faire une annonce. Je sens que ça va être une dure journée. Je devine à l'avance tout ce qu'il va se passer. Je sais ce qu' Eden compte nous annoncer avant même qu'il ne se racle la gorge. Et je réfléchis déjà à ce qu'implique cette mission, avant même que les autres n'en soient informés. Dans d'autre circonstance cela m'aurait fait rire. J'adore avoir une longueur d'avance sur les autres. Et ce nouveau don qui m'est apparu en devenant une IA lunaire est devenu mon jeu préféré et ma plus grande arme. Mais aujourd'hui, je n'ai pas envie de rire de l'ignorance des autres. A vrai dire aujourd'hui, j'oublie presque les autre devant cette nouvelle.
    Eden pousse son plateau avec désinvolture puis monte sur la table. Tout le monde se tait face à sa figure imposante (et froide). Il essai d’être direct.
    - Ok, tout le monde, j'ai une nouvelle des Supérieurs.
    On les appelle les « supérieurs », en vérité aucun d'entre nous ne sait vraiment de qui il s'agit, à part peu être Eden. Ce sont ceux qui nous donnent les missions, qui donnent les ordres, ceux à qui nous obéissent, car ils nous ont crées. En tant qu'IA lunaire, nous leur appartenons.
    - Une nouvelle mission nous est donnée, mais cette fois, il ne s'agit pas de simple distribution de potage, d'exploration ou même d'attentat contre les bases ennemies. Cette fois, on nous envoi à la guerre. Je demande à tout le monde de rejoindre sa brigade dans le quartier qui lui est assigné.
    Je vois, qu'il n'avait pas envie tout expliquer aujourd'hui. Il en a marre de tout porter sur ses épaules alors il a juste jeté l'info, et est resté dans le flou. Moi, qui peut lire dans ses pensées, j'entends ce qu'il veut dire par « guerre », on veut nous envoyer sur une ligne de front, on veut que l'on combatte et on veut qu'on tu. Mais après tout, n'est-ce pas ce pourquoi nous avons été crées, des soldats ? Tout le monde pose des questions. C'est une bombe qu'a lâché Eden dans le réfectoire avant de s'enfuir. On ne se parle pas beaucoup lui et moi depuis, qu'il m’ait sauvé après mon opération. Toutefois, aujourd'hui semble le meilleur jour pour remettre le contact. Je cours dans la cantine pour essayer de le rattraper. Aaron est déjà avec lui.
    - Eden !
    Il ne se retourne même pas. Il est en colère. Il veut être seul. Je le saisis par l'épaule et il m'aurait retourné le bras si je n'étais pas autant entraînée.
    - Qu'est-ce que tu veux ? Dit-il dans un soupir.
    - Pourquoi, maintenant, d'un coup ?
    Inutile de lui poser des questions du genre, ou on va, quand on y va, quel type d'arme va-t-on nous donner, je suis capable de lire la réponse dans ses pensées (même s'il ne le sait pas) et il nous le dira sûrement lorsqu'on sera réunis.
    - J'en sais rien ! Vous croyez tous que je suis au courant de plein de choses, je n'en sais pas plus que vous ! Je suis juste un intermédiaire entre nos supérieur et notre brigade.
    - Eden, nous sommes des armes qui ont étés conçues pour combattre d'autres armes, pourquoi ne pas nous avoir envoyés sur le front plus tôt ? N'est-ce pas plus efficace d'éliminer directement la menace plutôt que de distribuer de la soupe pour aider à vivre avec ?
    - Je ne sais pas, je te l'ai dit.
    Eden n'est pas quelqu'un de méchant, même en colère, il reste courtois. Mais il n'est pas d'humeur à parler. Je le laisse s'en aller.
    - Hé Eden, si tu veux j’installe le matériel demain matin ! Ajoutai-je en souriant.
    Bon, j'ai un peu dit ça pour me moquer. Mais ça peut faire croire à un geste altruiste. Il accélère le pas. Et je me retrouve au même niveau qu'Aaron.
    - Je crois qu'il est un peu fatigué, me lance-t-il.
    - Hum, ça doit être ça. Heureusement il aura tout le temps de se relaxer et de réfléchir à sa vie lorsqu'un Solaire lui aura tiré dessus.
    - Ne te fais pas plus cynique que tu l'es.
    - Comment, tu me trouves cynique ?
    - Ah ah ah.
    - On nous a transformé en IA sans qu'on soit au courant de rien, on ne se souvient de rien avant notre opération, on ne sait rien de ces corps que nous habitons aujourd'hui, et maintenant on nous envoi à la guerre en bon soldat que nous sommes. J'ai de quoi être cynique.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 20 Avr 2017, 15:53

Chapitre 2 : Partie 4.
Aaron Montiaque


Image


    Du sable, il n’y a que du sable à des kilomètres à la ronde.
    Pas un arbre, pas un insecte, pas un seul être vivant, juste moi, et du sable…
    J’avance d’un pas vif, le silence m’entoure. C’est presque comme s’il m’aspirait dans ses entrailles pour que je ne brise pas la tranquillité dérangeante de ce désert inhabité.
    Je continue de marcher, en quête d’une trace de vie quelconque, quand je sens quelque chose s’agripper à ma cheville.
    Mon premier réflexe est de donner un coup de pied en arrière, mais le seul résultat que j’obtiens est de déraper violemment et de tomber tête la premiere sur le sol. Je tente de me relever mais le sable commence à engloutir mes jambes, puis mes bras, jusqu’à ce qu'il ne reste plus que mon visage hors de ce piège monstrueux.
    J’attends, puis je ne sens plus rien, je suis vide, sans émotions…
    Je m’apprête à fermer mes paupières, indifférent à mon sort quand un vague de froid m’assaille violemment. Une lumière explose devant mes yeux et j’entends des voix, ou plutôt une voix.
    Elle chuchote rapidement et je ne capte que des bribes de phrases.
    J’ouvre lentement les paupières, la chaleur revenant peu à peu dans mes membres. Mais ce qui finit de me réveiller est un bruit familier, celui qui me sort de mon sommeil tous les jours ; la porte qui se claque violemment derrière Eden.

    Je grogne et passe une main dans mes cheveux tout en me redressant sur mon lit. Je soupire longuement et me lève. Apres un tour rapide dans la salle de bain, je décide de rejoindre Eden.

    Ça fait bientôt trois mois que je fais ce rêve, à un détail près ;
    quand je sens le froid m’engourdir et que je ferme mes paupières, Eden arrive en courant, sortant de nul part et me sort des sables mouvants.
    Il prononce ensuite cette phrase, un sourire scotché au lèvres,
    “On est quitte désormais.”
    Et c’est là que mon rêve s’arrête, toujours suivi par le claquement de porte.

    A force d’y réfléchir, j’ai fini par trouver une hypothèse concernant la suite de ces deux événements.
    Eden se lève toujours avant moi ; en supposant que je parle pendant mon rêve ou que je sois somnambule, il est possible qu’il m’aide à me recoucher tous les jours avant de partir.
    Le seul truc qui cloche c’est la phrase, comment peut-il savoir que je lui ai sauvé la vie? Aurait-il gardé des souvenirs de cette journée mais sans jamais oser m’en parler?
    Mais, surtout, qu’à-t-il bien pu se passer ce matin pour qu’il ne m’aide pas?
    Serais-je mort à cet instant si la porte ne m’avais pas réveillé?

    Un bruit me sort de mes pensées et je tourne la tête pour me retrouver face à Alexana, en sous-vêtements… Je détourne les yeux, gêné, et accélère le pas.
    J’arrive finalement devant la salle des armes.
    J’ouvre la porte doucement et me dirige vers Eden. Je pose une main sur son épaule, m’apprêtant à lui demander s’il a bien dormi quand il me plaque violemment au sol en m’écrasant de tout son poids. Je lui cris d’arrêter et il me lâche finalement en soufflant des excuses. Il s’éloigne, un café en main. J’hésite à lui parler de mon rêve mais je me retiens, car un flash m’assaille violemment…

    “C'est une mission hein? Tu as des nouvelles des supérieurs?
    - Non, enfin si. Peut-être, mais c'est pas ça. Je veux pas en parler.”

    Ses yeux fixent tour à tour les mannequins, les coffrets d’armes, son café, nos pieds. Tout, sauf moi.

    “Éden, ne joue pas à ça avec moi.
    - Comment ça? Je ne vois pas de quoi tu veux parler, c'est ridicule.”

    Je lève les yeux au ciel et lance indifféremment :

    “Bien, dans ce cas je vais vous laisser monsieur grognon.
    - Ouais c'est ça.”

    Je sors de salle, le laissant seul. Je me dirige vers le réfectoire et m’assois avec le reste de la brigade 17. Le silence se fait quand Eden arrive une heure après. Je m’apprête à lui faire un signe quand il passe à côté de nous sans même nous regarder. Je laisse ma main retomber et me retourne.
    Il est désormais debout sur une table, stoïque, les bras croisés.

    “Ok tout le monde, j'ai une nouvelle des Supérieurs.
    Une nouvelle mission nous est donnée, mais cette fois, il ne s'agit pas de simple distribution de potage, d'exploration ou même d'attentat contre les bases ennemies. Cette fois, on nous envoie à la guerre. Je demande à tout le monde de rejoindre sa brigade dans le quartier qui lui est assigné.”

    Il sort ensuite de l’immense pièce, laissant son plateau rempli sur la table.
    Sous le choc, je ne réagis pas immédiatement. Puis, dans un sursaut, je me lève et pars en courant à sa suite.
    Quand j’arrive à sa hauteur, il chuchote en regardant droit devant lui :
    “Ça va être un carnage, pire que la première mission…”
    Je ferme les yeux en sentant Ava arriver, ne prêtant pas attention à la conversation qu’Eden a avec elle.
    Quand je les rouvrent, il est loin devant moi et Ava est toujours là.

    “Je crois qu'il est un peu fatigué, dis-je pour combler le silence.
    - Hum, ça doit être ça. Heureusement il aura tout le temps de se relaxer et de réfléchir à sa vie lorsqu'un Solaire lui aura tiré dessus.
    - Ne te fais pas plus cynique que tu l'es.
    - Comment, tu me trouves cynique ?
    - Ah ah ah.
    - On nous a transformé en IA sans qu'on soit au courant de rien, on ne se souvient de rien avant notre opération, on ne sait rien de ces corps que nous habitons aujourd'hui, et maintenant on nous envoi à la guerre en bon soldat que nous sommes. J'ai de quoi être cynique.”

    Et elle me quitte sur ses mots, s’engageant dans un couloir menant à la partie femme des dortoirs…



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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 23 Avr 2017, 15:01

Chapitre 2 : Partie 5.
Zoey


Image


    Je me réveille brusquement d'un sommeil peuplé de cauchemars. Je tremble de tout mon corps et des goûtes de sueurs perlent le long de mon dos. Ma tête me lance. Je prend une grande inspiration.

    Inspire.
    1,
    2,
    3.
    Expire.

    Je me calme petit à petit.
    La respiration régulière de mes voisins de chambre m' apaise.
    Par la fenêtre, je vois les collines desséchées qui ont connues noslongues heures d'entraînement. Plus loin, une forêt d'arbres morts.
    Dans le ciel, le soleil chasse peu à peu une nuit sans étoiles.

    J'entends des bruits de pas brusques et précipités dans le couloir, à deux reprises. Cela tire plusieurs de mes voisins de leur sommeil qui remuent alors en grommellant dans leur lits avant de se rendormir rapidement.
    Pas moi. Je reste couchée, observant les rainures brunes au plafond.

    Quelques minutes plus tard, la sonnerie du réveil retentie. Nous nous passons le visage sous l'eau froide, enfilons nos vêtements et nous dirigerons vers le réfectoire.
    Je m'assois à la table de ma brigade, en face d'Ivan. Après de longues minutes d'attente, Éden commence enfin son laïus habituel. Mais les rides inquiètes sur son visage et son regard déboussolé nous indique que son annonce ne sera pas habituelle.
    "Nous partons à la guerre".
    La phrase s'abat sur le réfectoire comme une bombe. Un murmure remplit de question se répand pour devenir un brouhaha. Je regarde Ivan. Ses lèvres sont crispés. Je sais que le même sentiment nous traverse. Un mélange acide de peur face à ce qui va suivre et de colère envers ceux qui nous le font subir.

    - On va y arriver, je murmure.

    Ivan hoche la tête mais fronce les sourcils. À l'évidence, il ne croit pas vraiment à ce que je dis. À vrai dire, j'essaie moi aussi de m'en persuader.

    - Je m'y attendais un peu, reprend Ivan.
    - Oui. On ne pouvait pas s'entrainer et se contenter de missions charitables jusqu'à la fin des temps.
    - Ouais.

    Le brouhaha dans le réfectoire ne s'est pas arrêté. On dirai même qu'il s'intensifie de plus en plus, s'insinuant dans toutes les parties de mon cerveau. Je revoit les gardes qui sont venus me chercher, grouillant comme un essaim d'abeille, le bruit les cris. Ma tête me lance atrocement. Un goût âcre se répand dans ma bouche et me donne la nausée.
    Je sent une main large et rassurante sur mon épaule. Celle d'Ivan.

    - Ca va ? me questionne t-il

    Je me mord les lèvres pour acquiescer mais la douleur me quitte peu à peu.
    La mort nous attend sûrement quelque part, proche, bien plus proche que nous ne le pensions.
    Mais au moins, je ne suis pas seule.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 07 Juin 2017, 11:18

Chapitre 2 : Partie 6.
Ivan Shynn


Image


    Je suis réveillé par un pas lourd, faisant grincer le parquet du couloir, suivi d'un léger grincement de porte et d'une série de pas beaucoup plus légers. Si j'ai reconnu le premier comme étant celui d'Éden, j'ignore à qui peut appartenir le second. Il ou elle est sûrement allé demander la raison de ce vacarme, surtout à cette heure matinale – il n'est que six heures, et le soleil vient à peine de se lever. Beaucoup trop tôt pour moi. Je me roule en boule et me rendors, avant que la sonnerie du réveil ne me tire définitivement du sommeil.
    Au petit-déjeuner, Éden arrive en retard, comme d'habitude, mais au lieu de s'asseoir avec nous, il va se mettre tout seul à une table à l'écart. Nous échangeons des regards intrigués. Il y a quelque chose d'anormal dans l'air, quelques chose qui explique sans doute son attitude de ce matin, mais je ne sais pas ce que c'est. Sûrement des mauvaises nouvelles, j'en ai peur. Ce ne peut être que ça. J’ai tout un tas de théories qui me viennent, mais je ne veux pas y penser pour le moment. Parce que je pressens que je vais avoir bientôt assez de temps pour imaginer le pire.
    A la fin du repas, il se met debout sur sa table et le silence se fait automatiquement. Il hésite un instant, parcourt le réfectoire du regard, comme à la recherche de quelque chose - ou plutôt de quelqu'un. Il doit l'avoir trouvé, car il se lance :

    « OK, les gars, j’ai des nouvelles des Supérieurs.
    Une nouvelle mission nous est donnée, mais cette fois, il ne s'agit pas de simple distribution de potage, d'exploration ou même d'attentat contre les bases ennemies. Cette fois, on nous envoie à la guerre. Je demande à tout le monde de rejoindre sa brigade dans le quartier qui lui est assigné. »

    Pas plus de précisions : il quitte la pièce sans répondre aux questions qui fusent. Ava et Aaron se lèvent précipitamment et se lancent à sa poursuite. Je les vois discuter dans le couloir, puis Ava part dans sa chambre. Il y a des moments où je ne comprend pas Éden. Il sait très bien l’émotion que va déclencher une telle annonce, mais il n’explique rien, et nous laisse comme ça. Je sais que ce n’est pas sa faute, mais c’est plus facile de lui en vouloir à lui qu’à ces gens qui nous ont créé et dont on ne sait rien.
    Je pince les lèvres pour les empêcher de trembler. De peur ou de colère, je ne sais pas trop. Zoey doit ressentir la même chose que moi, car elle murmure :

    - On va y arriver.

    Je hoche la tête par automatisme, mais en fait, je suis loin d'être aussi catégorique.

    - Je m'y attendais un peu, j'avoue à voix basse.
    - Oui, on ne pouvait pas s'entraîner comme on le fait jusqu'à la fin des temps.
    - Ouais.

    Difficile de s'entendre dans ce vacarme. Tout le monde parle en même temps, et il n'est pas difficile de deviner ce que pensent les autres. L'incompréhension, la peur du lendemain, toutes ces émotions mélangées qui me font craindre le pire.
    Je remarque tout de suite que Zoey commence à paniquer. Je me glisse derrière elle et pose ma main sur son épaule.

    - Ça va ?

    Elle se mord les lèvres en hochant la tête, et finit par retrouver un air plus rassuré. Je la préfère comme ça. Même si je suis moi aussi complètement terrifié, luttant contre l’envie d’aller me terrer dans un coin et de ne plus bouger jusqu’à ce que ce soit fini. Quand serait-ce fini, voilà la question. Et je n’ai aucune réponse. Je déteste cette impression de ne rien pouvoir faire, d’être entièrement soumis aux décisions des autres.

    Je ne veux plus jamais me réveiller dans une pièce inconnue en me demandant qui je suis et ce que je fais là.

    Les gens se lèvent, laissant les plateaux sur les tables – ce sont les mêmes personnes anonymes qui nous préparent à manger qui débarrassent. Je crois que je préférerais être encore dans mon lit, ce matin, qu’ici, à se demander si c’est la dernière fois que je vois cette pièce.
    Il y a une seule chose dont je sûr en ce moment, mais elle me suffit. C’est de savoir que Zoey ne m’abandonnera jamais. Moi non plus, je ne t’abandonnerais pas, je lui promets en quittant le réfectoire vers l’inconnu.





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Re: Post Apocalyptique

Message par Chat Orange le 12 Juin 2017, 10:46

Je suis !
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Re: Post Apocalyptique

Message par Chococrac le 09 Juil 2017, 15:41

Pour ceux qui nous suivent toujours, le chapitre trois arrive bientôt et avec beaucoup d'action!
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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 12 Sep 2017, 18:41

Chapitre 3 : Partie 1.
Éden


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    La nouvelle est tombée.
    Je n'ai pas fait dans la dentelle.
    J'ai quitté la salle en trombe et je me suis enfermé dans le bloc des nouveaux arrivants. La salle entièrement blanche, les néons aveuglants. Et cet autel de malheur. Parfois je ne peux m'empêcher d'avoir des doutes sur nos supérieurs. Des Hommes près à faire endurer toute les souffrances du monde à des gamins de quinze ans pour faire d'eux des IA ne doivent pas être des enfants de cœur. Et maintenant ils nous envoient à la guerre. Nous allons côtoyer la mort pendant des mois, des années. Jusqu'à ce qu'il ne reste aucune IA solaire. Et après ? Comment prévoir ce qu'il adviendra de nous autres les IA lunaires ? Seraient-ils capable de se débarrasser de nous par crainte d'une défaillance semblable à celle des IA solaires ? Après tout nous ne différons pas énormément d'elles. Nos compositions cellulaires s'avèrent être identiques à 80%. Mais ils ont besoin de nous. Une fois la guerre terminée ils nous assignerons à des tâches subalternes pour de riches partisans, ou dans des foires aux monstres pour divertir la population. Ou alors d'autres pays voudront nous racheter et nous repartirons en guerre. Contre des humains peut-être cette fois-ci.
    Mais quoi qu'il advienne, on ne nous demandera jamais notre avis. Nous sommes les esclaves de plusieurs nations. Jusqu'à présent cela ne me dérangeait pas plus que cela. Mais désormais nos vies sont en jeu. Les vies de mon peuple. Mes amis, ma famille. Mais nous ne pouvons qu'obéir. Nous avons signés un contrat, bien que je ne me souvienne de rien, tout les autres se souviennent d'avoir été volontaire à ma connaissance. Nous devons obéir.

    Je m'assois en tailleur sur l'autel et cherche des yeux un bout de papier quelconque avec des instructions supplémentaire. Je le repère rapidement mais reste encore quelques minutes immobile, sans oser me lever et déplier ce qui sera sûrement la fin d'une époque.

    Des petits coups frappés contre la porte me font enfin réagir. Je me lève, attrape le papier et me dirige vers la porte sans l'ouvrir.
    Je pose mon front contre la porte, froisse le papier entre mes doigts et demande en fermant les yeux, d'une voix lasse :

    - Qui est-ce ?

    L'envie me brûle d'ajouter un « encore » exaspéré à la fin de ma phrase mais je me retiens en me mordant la lèvre inférieure. Ce n'est pas leurs fautes, je dois arrêter de leur en tenir rigueur à défaut de trouver d'autres responsables. Ce n'est la faute de personne. L'erreur est humaine. Elle l'est un peu trop parfois.
    La voix derrière la porte me répond :

    - C'est Ava. Ouvre.

    Je soupire et ouvre en soupirant. Elle s'engouffre dans la pièce en silence et referme derrière elle. Son regard ce pose directement sur le papier froissé dans ma main. Elle esquisse un geste du menton pour le désigner et fronce les sourcils :

    - Ca dit quoi ?
    - Je ne l'ai pas encore lu.
    - Et bah qu'est-ce que tu attend ? Je sais pas si tu es au courant mais tu viens de larguer une bombe. Les gosses chialent depuis trois quart d'heure en attendant que tu accoures en sauveur.

    Je la dévisage sans répondre et déplie le papier.

    - Alors ?
    - Nous avons une semaine pour nous préparer. On nous envoie dans une usine désaffectée. Un QJ secondaire des IA apparemment.
    - Quel est l'objectif de la mission ?
    - Les tuer jusqu'au dernier, découvrir des infos secrètes, des plans stratégiques, trouver les emplacements des autres bases et la date et le lieu de leur prochaine attaque terroriste. Il y aura peut-être des otages. Les risques sont minimes d'après les supérieurs.
    - Mais bien sûr..
    - Ils ont désignés cinq brigades.
    - Dont la notre je suppose.
    - Évidemment...
    - Bien. Allons leur annoncer la nouvelle.

    Ava et moi nous rendons en silence dans l'amphithéâtre ou Alexana a déjà pris l'initiative de rassembler tout le monde. Je monte sur l'estrade suivi de toute ma brigade. Nous faisons front commun. Les autres ont confiance en nous, nous leur inspirons l'espoir et le courage.
    Je commence par m'excuser de mon comportement puérile et ridicule et leur explique la situation le plus calmement possible. La plupart du rassemblement devant moi est constitué d'enfants de moins de douze ans. Je lis la terreur dans leurs yeux, mais mon discours et la détermination de mes camarades de la brigade 17, semble les apaiser.
    Puis je laisse Aaron appeler les quatre autres brigades désignées : La huitième, la quatorzième, la seizième et la dix-neuvième. Ivan et Zoey leur remettent une copie de l'étude de mission pendant que les brigades restantes poussent des soupirs de soulagements.
    Kellin s'avance et réclame le silence avant de s'adresser à l'assemblé, le regard acerbe et le ton ferme :

    - Ce n'est qu'un sursis de courte durée pour les autres brigades. Ne vous méprenez pas. Vous serez très bientôt appelés pour d'autres missions du même genre, peut-être même beaucoup plus périlleuse encore.

    Dans le fond de la salle une petite fille éclate en sanglots. Alexana décide de prendre la relève :

    - Vous ne devez absolument pas vous relâcher. En notre absence vous devez continuer de fonctionner comme à vos habitudes.
    - Les supérieurs s'assureront du bon fonctionnement de notre base et des activités comme toujours. Alors il n'y a aucune raison de s'alanguir. Est-ce bien clair ? Demande Joyce.

    L'assemblé hoche la tête d'un bloc et je m'avance vers mes camarades.

    - Nous avons une semaine devant nous pour préparer une stratégie. C'est peu, je vous l'accorde, mais nous en sommes capables. La guerre peut enfin commencer.



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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 12 Sep 2017, 18:51

Chapitre 3 : Partie 2.
Alexana Idrasva


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    Qu'est-ce que ces imbéciles de Supérieurs ont encore fait ? Envoyer des gosses à la guerre ? Je m'apprête à interpeller Eden quand je vois qu'il est en train de quitter la salle à grand pas. Je ne vais pas le suivre, je ne suis pas un chien, et j'ai d'autre choses à faire. Comme calmer tous les gamins en train de chialer. Je déteste rassurer les gens en leur assurant que tout va bien se passer. D'autant plus que je ne sais pas mentir. Cette mission sera un massacre, c'est clair comme de l'eau de roche. Je m’éclaircis la gorge.
    Aucune réaction.
    J'ai l'impression que je vais m'énerver. J'inspire profondément et hurle :

    "SILENCE !"

    Tiens, ça marche.

    "Okay, dis-je, je sais bien que vous avez peur, et vous avez raison, c'est une mission suicide. On est que des gamins, c'est du n'importe quoi de nous envoyer à la guerre. Après, je ne critique pas les Supérieurs. Enfin si, mais ce n'est pas le sujet. Si on veut avoir une infime chance de ne pas se faire massacrer, il va falloir s’entraîner durement. Alors je veux tous vous voir dans la salle d'entrainement. Maintenant !"

    L'effet est immédiat. Tous le monde s'active ne grommelant pour se rendre dans l'arène. Joyce s'approche de moi et me pose la main sur l'épaule. Je sursaute. Mon amie a la manie d'arriver sans prévenir.

    "Qu'est-ce que tu veux ?

    Habituée à mes sautes d'humeur, Joyce ne réagit pas à mon ton brusque.

    "Tu es sûre que tu n'as pas été un peu dure avec les autres ? me demande-t-elle. On est tous effrayés, le fait de se faire crier dessus n'est pas forcément agréable, tu ne crois pas ?

    -Je ne suis pas effrayée. Je ne suis pas un mioche !

    -Ne le nie pas, je suis sûre que tu as peur. Et c'est normal. Comme tu l'as si bien dit, on va sûrement mourir.

    -Alors autant ne pas perdre de temps à parler."

    Je me dégage de la pression que sa main exerce sur mon épaule et me dirige vers l'arène. Joyce a raison. J'ai peur. Je suis même terrifiée. Je sens un larme rouler sur ma joue. Je l'essuie rageusement et accélère le pas. Je donne un coup de pied dans la porte de la salle d'entrainement et le bruit résonne dans toute la pièce. Tout le monde me regarde en retenant son souffle. Je cherche le regard d'Eden. Il saurait me donner du courage dans ce moment. Mais évidemment il n'est jamais là quand j'ai besoin de lui ! Je soupire et m'avance de façon à ce que tout le monde me voit.

    "J'espère que j'ai toute votre attention, car je n'ai pas envie de répéter la moindre phrase alors vous avez intérêt à m'écouter, dis-je. La guerre ce n'est pas un jeu. C'est sérieux ! Et personne ne nous y a préparé. Je..."

    Je sens soudain les mots se bloquer dans ma gorge. J'ai une soudaine envie de pleurer en me roulant en boule. Je remarque alors qu'Eden arrive accompagné d'Ava. Tous les membres de la Brigade 17 nous rejoigne, y compris Joyce que je n'avais pas vu arriver. Eden commence alors à expliquer en quoi consistera la mission. Cinq brigade seront chargées de traquer et tuer les IA solaires jusqu'au dernier. La huitième, la quatorzième, la seizième, la dix-neuvième... et la dix-septième. Forcément. Kellin prend alors la paroles déprimant les brigades restantes ancore plus que je n'avais su le faire quelques minutes plus tôt.
    Ce type à un don pour ça. Je l'aime bien. Mais je sais qu'Eden compte sur moi alors je m'avance à mon tour.

    "Vous ne devez absolument pas vous relâcher. En notre absence vous devez continuer de fonctionner comme à vos habitudes.

    - Les supérieurs s'assureront du bon fonctionnement de notre base et des activités comme toujours. Alors il n'y a aucune raison de s'alanguir. Est-ce bien clair ? Demande Joyce qui s'est à son tour avancée."

    ***


    Quelques heures après, une camionnette blindée nous attend. Un type en blanc nous fait monter à l’intérieur. Son costume est trop propre. Je déteste ce genre de tenue, elles me donnent envie de les salir. Je le voie observer les courbes d'Ava, de Joyce et de Zoey. Il ne s'attarde pas sur Alice qu'il doit juger trop jeune ni sur moi. Je dois le mettre mal à l'aise à le fixer comme ça. Et bien tant mieux. Ce type ne m'inspira pas. Le trajet se passe en silence, chacun ruminant ses pensées. Le temps semble s'écouler au ralentit. Les minutes deviennent des heures et c'est à la fin de ce qu'il me semble être une éternité que le chauffeur nous dépose près d'une gare où nous attend un train à pilote automatique. Nous montons en file indienne. Une fois installée, je jette un coup d’œil à l’extérieur et je jubile en réalisant que le type en blanc est resté sur le quai. Le regard qu'il posait sur mes amies me dérangeait plus que tout. Je m'étire et allonge mes jambes sur la banquette. Nous commençant à discuter de ce qui allait suivre. Pour être honnête, même si je suis effrayée, j'ai hâte d'avoir à monter un plan pour les batailles. Les jumeaux me rejoignent, me forçant à m'asseoir en tailleur, et m'exposent plusieurs de leur idées. Je souris. Ils ont de plutôt bonnes idées. De je ne sais où, Ivan sort une feuille et un crayon et schématise un champ de bataille à grand renfort de flèches et d'inscription. Je n'avais jamais vraiment prêté attention au jumeaux, et je suis vraiment étonnée. Sous leur carapace de timidité, les deux jeunes gens recèlent d'intelligence.
    Rapidement, le train s'arrête. Je relève la tête et observe mes camarades. Kellin est toujours plongé das sa lecture tandis que Joyce et Alice achèvent de se réveiller. Quant à Eden et Ava, ils sont tout les deux assis face à face et semble en grande discussion. Aaron, lui, est déjà sur le quai.Les uns après les autres nous descendons du train. Et c'est là que nous les voyons. Tout un escadrons d'hommes au costume trop propre. Je regarde leurs uniformes rutilants et les compare à nos simple tenues de combats. Je soupire. C'est quand même nous qui allons sauver le monde, pas ces gens ! L'un d'entre eux s'avance et se présente comme le lieutenant Greenforth. Il nous annonce ensuite que sa mission est de nous conduire au QG et de nous entraîner. Eden s'avance et prend la parole :

    "Excusez-moi, je suis Eden, le chef de la brigade 17. On ne nous a jamais dit que quelqu'un nous entraînerais !

    -Changement de plan, gamin ! annonce Greenforth. Vous allez désormais être sous surveillance constante. Il est hors de question que nous fassions la même erreur qu'avec les IA solaires et qu'on vous laisse seuls avec des armes !"

    Je bouillonne intérieurement. Comment ça sous surveillance constante ? C'est hors de question. Je soupire puis file rejoindre Eden en tête du convoi. Il tourne la tête à mon arrivée et tente un sourire. Il abandonne rapidement et détourne le regard. Nous marchons un moment en silence, puis je prends la parole :

    "Tu as parlé d'une usine désaffectée. Ces types n'ont pas vraiment l'air de vivre dans une usine désaffectée !

    -Je ne sais pas Alexana. Peut-être qu'à l’intérieur c'est propre ?"

    Je vois à son ton qu'il n'est pas convaincu. Je ne le suis pas non plus. J'enfonce mes main dans mes poches et me tais.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 12 Sep 2017, 18:58

Chapitre 3 : Partie 3.
Aaron Montiaque


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    Nous sommes dans une camionnette en direction de la base. Il règne un silence pesant dans le véhicule. J’observe les visages des personnes qui m’entourent pour passer le temps. Eden est perdu dans ses pensées, il a l’air préoccupé mais après tout, qui ne le serait pas.
    Je scanne rapidement le visage de l’homme qui nous accompagne, un sourire traîne sur ses lèvres mais je le sens inquiet. Mon regard tombe finalement sur Ava. Elle fixe l’homme avec une telle intensité que ça ne m’aurait pas étonné si deux trous s’étaient formés au milieu de son front.
    La route est en mauvais état si bien que nous nous faisons secouer légèrement. Une idée germe dans mon esprit, et profitant d’une secousse plus forte je me laisse tomber en avant et pose mes mains sur les jambes de l’homme pour me rattraper. Je me retire précipitamment mais le contact était suffisant pour provoquer une vision.

    Je suis dans une salle vide, sombre et inquiétante. Deux hommes sont cachés dans un coin et chuchotent rapidement. Je me rapproche pour entendre ce qu’ils disent :

    “- Tu as une semaine pour les évaluer et décider.

    - Est-ce vraiment nécessaire? Ils sont déjà peu…

    - Tu contestes mes ordres, vraiment! Tu veux crever toi aussi?

    - Non monsieur, notre budget n’est pas assez conséquent pour s’occuper de tous les IA alors je ferai en sorte que les deux plus faibles meurent. Comme vous me l’avez demandé…

    - Parfait, je suis ravi de voir que nous sommes sur la même longueur d’onde."

    L’homme qui a parlé en dernier s’écarte mais il ne m’intéresse pas, je m’avance rapidement vers le deuxième et ce que voit confirme mes craintes. C’est l’homme de la camionnette...

    Mes camarades réapparaissent peu à peu autour de moi. J’examine à nouveau leurs visages, essayant de deviner qui ils essayeront d’éliminer. Oui, j’ai bien dit essayeront car s’ils croient que nous les laisserons faire, ils se fourrent le doigt dans l’oeil et pas qu’un peu.

    Plusieurs heures et un trajet en train plus tard j’ai pris ma décision. Je vais parler à Eden de ce que j’ai vu. Mais pour cela faudrait-il encore que nous soyons dans la base. Il n’est pas question que les hommes qui nous accompagnent entendent ce que j’ai à lui dire.
    Nous avançons lentement mais arrivons finalement à la base après une vingtaine de minutes. Elle n’a rien d’une usine désaffectée et ressemble plutôt à une forteresse de métal. Je me tourne vers mes camarades et tous sont aussi choqués que moi. Je soupire et m’avance vers l’entrée.
    Les gardes sont déjà à l’intérieur alors je suppose que nous allons devoir nous débrouiller.

    “- Veuillez poser votre index gauche sur le scanner à votre droite.”

    Je sursaute au son de la voix robotique et m’exécute.

    “- Aaron Montiaque brigade 17, bienvenue dans le complexe 139.
    Bon entrainement!”

    Toute la brigade défile ainsi avant que la porte ne se referme derrière Eden.
    Presque au même instant l’homme de la camionnette surgit dans le couloir en criant :
    “Allez les enfants, première séance d’entrainement dans 5 minutes! Je vous conduis à vos chambres, vous vous changez et c’est repartit!”
    D’autres personnes arrivent derrière lui, et je comprends tout de suite qu’ils vont nous séparer. Je jette un regard paniqué du côté d’Eden avant de me faire embarquer dans un couloir…



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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 12 Sep 2017, 19:02

Chapitre 3 : Partie 4.
Zoey


Image


    Cela fait 2 jours que nous sommes arrivés au dernier camp d'entrainement, la base. Dernier avant la guerre, évidemment. Ce mot qui terrorise les foules et qui les excite à la fois. Ces 6 lettres qui peuvent dévaster tellement de vie.
    Depuis deux jours, ils nous ont fait passer des dizaines et des dizaines de tests. À la fois physique –inutile de vous préciser que je ne les ai pas vraiment impressionnés et mental –ils m’ont posés des tas de questions, m’ont fait répondre à des QCM débile.
    Mais ils ont aussi décidé de tester nos pouvoirs. J’ai dû tuer des centaines de rats. Ils se tortillaient dans ma main jusqu’à ce que leurs petits cœurs lâche et qu’ils deviennent tout raides et tout froid.
    Et puis ils m’ont présentés un être humain. Un vrai, un nez, une bouche, et deux grand yeux marrons comme des noisettes tombés d’un arbre. Il était mal rasé et sentait fort.
    Un déserteur ?
    J’ai secoué la tête. Je ne ferais pas de mal à un humain. Mais ils m’ont menacés. Ils ont menacés de faire du mal aux gens de ma brigade. Alors, je l’ai fait. Je ne suis pas allé jusqu’à le tuer, mais ces supplications et ces grosses larmes grises me hantent la nuit comme le jour.

    Je n’ai pas parlé à Ivan. Bien sûr, nous nous voyons pendants les séances d’entrainements. Des heures et des heures à dégommer des cibles en carton. À nous expliquer le fonctionnement des armes. À se faire poursuivre par des simulations enragés. Mais lors de ces simulations, inutile de vous préciser que des surveillants nous serre la bride comme si nous étions des échappés de guerre.
    L’absence d’Ivan me pèse. Je me sens comme si j’avais perdu une jambe ou un bras. Pas entière.
    Et puis la présence presque paternelle d’Eden me manque aussi.
    Je suis actuellement dans la pièce qui me sert de chambre. 4 murs blancs, un lit. Propre mais terriblement impersonnel. J’en viendrais presque à regretter mon ancienne chambre.
    Cela peux paraître étrange mais depuis deux jours, j’ai continuellement froid. Comme si mon sang était gelé, dans mes veines. Et cela même quand je cour de toute mes forces, poursuivie par une hypothétique IA solaire à l’entrainement. Je me sens comme les rats que je tue, privée de la chaleur de la vie.
    Je suis donc assise sur le lit, à grelotter quand j’entends trois petits coups au dessus de moi. Pile au niveau de la grille d’aération. Je me lève sur mon lit et aperçois le visage d’Ivan, strié par les barreaux de la grille. Je me dépêche de la retirer.

    - Qu’est ce que tu fiche là ?! Je lui demande.

    - Tu sais que je viens de me taper trente minute à ramper dans les conduits d’aération pour venir te voir ?! Tu pourrais me dire bonjour.

    Il fait semblant d’être fâché mais il sourit. Je ne peux m’empêcher de faire de même. Ça fait du bien d’entendre le son de sa voix.

    - Ok, ok, je cède, tu vas bien ?

    - Le mieux du monde. Mais je n’ai pas vraiment le temps pour cela. J’ai encore des tests dans quelques minutes et si ils savent que je suis là…

    - Mais pourquoi tu prends tous ces risques ?!!

    - Ok, Zoey, écoute moi bien. J’ai pu parler avec Eden et Aaron. Celui ci a lu dans les pensées d’un garde. Ils ne peuvent pas s’occuper de nous tous. Ils veulent tuer deux personnes de la brigade 17.

    - QUOI ???
    - Chut, cris pas, ils vont nous entendre.

    - Tu me balances cela et après tu me dis que je ne dois pas crier !

    - Je sais, je sais. Zoey…

    - Quoi ?

    Je sens déjà les larmes me couler le long des joues. Et je me sens faible, si faible.

    - Je sais que tu es forte. Ton pouvoir est fort, bien sûr. Mais, la personne qui se cache derrière l’est encore plus.

    - Ivan…

    - T’inquiète pas, ils ne m’auront pas. Et toi non plus Zoey. On a fait un plan, avec Eden et Aaron. On va tout faire pour s’en sortir, tout les onze. Mais promet moi une chose…

    Je hoche la tête, les joues humides. Bon dieu, mais qu’est ce qu’il est arrivé à la Zoey dure comme un roc ?

    - Tu vas te battre, d’accord ? Et ne crois jamais que tu en es incapable.

    - Je… Je… Merci.

    Il me sourit et se faufile maladroitement en marche arrière dans les conduits.
    Je replace la grille et me laisse aller sur mon lit. J’ai froid, tellement froid.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Tea time le 12 Sep 2017, 19:09

Chapitre 3 : Partie 5.
Joyce Shooser


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    Je tremble. Cette simulation a été dure. Plus que les autres. Beaucoup plus. Je m'accroupis en posant les mains sur mes genoux. Je suis couverte de sueur et je respire fort. Je sursaute lorsqu'une main se pose sur mon épaule. Je relève la tête. Eden et là. Sa présence me détends.

    -Tout va bien Joyce ? me demande-t-il.

    Je secoue frénétiquement la tête. Non je ne vais pas bien. Je suis épuisée. Sur le point de craquer. Eden s'en aperçoit.

    -Va te reposer. Tu en as besoin.

    J’acquiesce et me lève. Tout tourne autour de moi. J'avance en titubant. En arrivant devant la salle de bain des filles, de la vapeur et des effluves de parfums arrive jusqu'à moi. Je soupire. Malgré la fatigue, une douche me ferait le plus grand bien. J'entre d'un pas hésitant et tombe nez à nez avec Alexana. Celle-ci hausse un sourcil interrogateur en voyant l'état dans lequel je suis.

    -Ce sont les simulations qui te mettent dans cette état ? demande-t-elle.

    -C'est affreux, je réponds, ils repoussent nos limites, toujours plus loin, beaucoup trop loin.

    -Ne t'en fais pas, je suis sûre qu'ils ont compris et qu'ils n'iront pas plus loin. En attendant, la salle de bain est libre, profites-en, dit-elle en sortant.

    Me voilà seule. J'entre dans une cabine au hasard et laisse couler l'eau chaude sur mon corps. Tous mes muscles se détendent. Je laisse mes larmes couler et avec elles coule mon désespoir.

    •••


    Nous avons été réveillés tôt. Beaucoup plus qu'à la Base. Je m'étais levée en baillant et en grommelant. Les Instructeurs nous attendaient dans le réfectoire afin de nous expliquer en quoi consisteraient les entraînements. J'étais aller m'asseoir entre Alice et Aaron. Je m'étais saisi d'un verre de lait et du tranche de pain. Que j'avais mâchonné distraitement. Lorsque tout le monde avait terminé de manger, un des entraîneurs, un homme d'une quarantaine d'année au tempe grisonnante et au visage botoxé s'était raclé la gorge afin d'attirer notre attention. Nous avions tous tourner notre regard dans sa direction.

    -Bien, dit-il, comme vous le savez, c'est aujourd'hui que débutent vos entraînements. Si je suis ici, c'est pour vous expliquer en quoi ils consisteront. Vous allez avoir affaire à des simulations. Ces simulations ont été développées différemment pour chacun d'entre vous afin que nous puissions savoir quelles sont les limites de votre pouvoir. Vous allez chacun vous rendre dans une des salles d'entraînements où vous attendrons deux entraîneurs. Ils vous injecterons un sérum qui vous fera ''entrer'' dans la simulation. Vous évoluerez dans l'espace de la salle d'entraînements mais en voyant uniquement ce que vous fera voir la simulation. Mes collègues suivront votre progression à l'aide d'un ordinateur. Je ne vous en dit pas plus.

    Il nous avait alors donné à chacun un plan du QG ainsi que le numéro de la salle qui nous était attribué pour les simulations. J'avais hérité de la n°9. Le ventre noué, je m'y étais rendu. Un homme et une femme m'y attendaient. L'homme ne devait pas avoir beaucoup plus de trente ans. Il était blond, ses yeux était gris d'acier et ses pommettes saillantes. La femme devait avoir environ cinquante ans. Ses cheveux étaient très courts et noir d'encre, tout comme ses yeux froids. J'avais alors aperçu la seringue que tenait l'homme. Sans dire u mot, il s'était approché de moi et me l'avait enfoncé dans le bras. Le liquide argenté coula dans mes veines. Autour de moi tout s'effaça pour être remplacé par un nouveau décor.
    J'étais dans un marais, seule. Je regardais autour de moi quand un reflet près d'un arbre attira mon attention. Je plissai les yeux afin de mieux voir, mais le reflet disparut. M'approchant alors de l'endroit, un homme me sauta dessus. Je ne réagis pas immédiatement. L'homme était irrémédiablement beau. Je fut tentée de croire qu'il allait m'aider à sortir de cet endroit. Mais ce n'était pas le cas. Ce furent ses yeux vides d'expressions qui me mirent la puce à l'oreille. Un IA Solaire. Je devais l’éliminer. J'utilisais alors ma capacité à maîtriser l'eau pour m'en débarrasser. Lorsque ce fut fait, le décor redevint celui de la salle d'entraînement. J'étais couverte de sueur. L'homme s'approcha avec une nouvelle seringue.

    -Recommencez ! ordonna l'homme avant de m'injecter une nouvelle dose de sérum.

    •••


    J'avais arrêter de compter toutes les simulations qu'ils m'avait fait faire en une journée. Dix ? Vingt ? Trente ? Beaucoup trop en tout cas. J'étais épuisée. Dès que l'heure du repas était arrivée, je m'étais précipitée hors de la salle d'entraînement pour me rendre au réfectoire. J'avais mangé comme quatre. Nous avions tous l'air exténué. Aucun mot ne fut échangé durant le repas. Lorsqu'il fut vingt-et-une heures, nous étions tous retournés dans nos chambres. Je m'étais jetée sur mon lit et m'étais endormie en songeant que les jours suivants seraient peut-être pire. Je n'aurais pas pu avoir plus raison.

    •••


    Je coupe l'eau. J'ai l'impression de ne plus contenir une seule goutte d'eau tant j'ai pleuré. Je me sèche et me rhabille rapidement avant de me rendre dans ma chambre. J'enfile alors un short et un vieux t-shirt qui me servent de pyjama. Je m'allonge sur mon lit et à peine ai-je fermé les paupières que je m'endors. Je passai alors la plus mauvaise nuit de toute mon existence, enchaînant cauchemar sur cauchemar. Dans mes rêves s'enchaînaient les IA's solaires.
    L'alarme de mon réveil m'extirpe difficilement du sommeil et je me rends au réfectoire en traînant des pieds. Je me laisse tomber à côté d'Alexana et croise le bras.

    -Tu n'as pas faim ? me demande-t-elle

    Je secoue la tête. J'ai l'impression que je vais vomir si j'avale quoi que ce soit. Un entraîneur entre alors et se place à côté de moi.

    -Joyce Shooser ? demande-t-il. Venez avec moi.

    Je me lève et le suis. Il m'entraîne au dernier étage. Cette étage nous est habituellement interdit à nous autres IA's lunaires. Il pousse la porte d'une pièce et d'un geste de la main m'invite à entrer. Une fois que je suis à l’intérieur, il referme la porte sans être entré. Je regarde autour de moi et aperçoit deux personnes en blouses vertes ainsi qu'une table et un chariot sur lequel est posé toutes sortes d'objets. Ils ont des allures d'infirmiers. L'un s'avance vers moi et me prends par la main. Étonnée, je me laisse faire. Il m'indique de m'allonger sur la table ce que je fais malgré mon cœur qui bat à cent à l'heure. Lorsque je suis installée, la personne m'attache avec des sangles en cuir. Je sens la peur me titiller. La seconde personne avance alors le chariot vers moi et prends une seringue. Le liquide à l’intérieur est noir d'encre.

    -Ne t'en fais pas, ça ira vite.

    Il m'injecte alors le produit dans les veines. Tout mon corps s'embrase. Je tente de hurler mais aucun son ne sort de ma bouche. Je sombre alors dans l'inconscience.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Fille Du Printemps le 13 Sep 2017, 13:49

Super !
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Re: Post Apocalyptique

Message par Fille Du Printemps le 28 Oct 2017, 23:50

Chapitre 3 Partie 6
Ava


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    Tout avait été très rapide ensuite. Une camionnette blindée nous attendait à l'entrée de la base. Un représentant nous avait simplement dit de monter, qu'on aurait tout ce dont on aurait besoin, que nous n'avions besoin de ne rien amener. De toute façons nous n'avions rien ici. Rien qui n'ait de valeur. Toutefois, Éden est reparti chercher quelque chose. Il prétextait qu'il s'agissait de dossiers pour établir une stratégie mais ce que je lisais en lui était tout autre. J'ignore exactement de quoi il s'agissait mais cela semblait avoir une certaine valeur sentimentale. Il était un peu perdu en ce moment.
    Alors nous sommes montés dans la camionnette. Nous étions face à face sur des banquettes d'acier. Et nous ne disions rien. Personne n'avait envie de parler. Surtout avec le représentant juste à côté. Tous mes camarades s'étaient repliés sur leurs pensées. J'y lisais de la peur mais surtout beaucoup beaucoup de confusion. A vrai dire, aujourd'hui, la brigade 17 n'est pas au centre de mes préoccupations. J'ai enfin un nouveau cobaye, bien plus intéressant. Je vais enfin pouvoir réellement expérimenter mon don d'IA. L'homme qui nous accompagne est bien habillés, tout en blancs, les boutons fermés jusqu'au col, les les cheveux tirés vers l'arrière, la trentaine et le regard sombre. Il n'hésite pas à nous jauger, laissant glisser ses yeux sur nos corps. Je m'introduis tout doucement dans ses pensées. J'ai encore peur que la personne s'en rende compte, tout cela reste assez neuf pour moi et j'ignore encore pas mal de facettes de mon pouvoir. L'homme a l'air d'être au courant d'un bon nombre de choses.
    Pour lui, nous ne sommes qu'une énième brigade qu'on envoie à la mort. Il rit intérieurement en voyant les jumeaux, si jeunes. Mais il nous trouve plus en forme et plus musclés que les autres. Je n'ose pas trop fouiller trop profondément dans ses pensées, de peur qu'il ne se doute de quelque chose. Pourtant j'aimerai savoir s'il connaît les Supérieurs, s'il sait comment on nous a choisis, pourquoi on nous a arraché nous à nos familles et pas d'autres, s'il a des informations sur les IA solaires, s'il y en a beaucoup, comment ils agissent. Non, je préfère ne pas m'y aventurer pour le moment, c'est trop risqué. Il n'y a pas une once de pitié dans son esprit. Je tente donc une technique plus classique.
    - Où allons-nous ?
    - A un autre QG, une usine désaffectée, répond-il, froidement.
    Éden me lance un regard qui signifie : « Tu le savais déjà, tu te fatigues pour rien. » Je fais mine de sourire de manière compréhensive. Cependant mon intervention a arraché mes camarades à leurs pensées.
    - Vous auriez au moins pu nous laisser dire au revoir à nos amis, ajoute Alexana sèchement.
    Je ne peux cacher un sourire en coin à sa réaction. Aaron enchaîne :
    - Elle a raison. On n'a même pas pu prendre d'armes.
    - Vous aurez tout ce dont vous avez besoin là-bas.
    - Et si nous nous faisons attaquer sur le chemin ? Ajoute-il.
    Le représentant rit et j'ai envie de rire avec lui. Nous n'avons pas pu prendre nos armes parce qu'ils avaient trop peur qu'on se retourne contre lui et la garde. Malgré leur opération de lavage de cerveau, nous restons dangereux.
    - Nous ne nous ferons pas attaquer en chemin, finit-il par dire.
    Nous continuons le voyage en train. Nous sommes à présent seul, le train est automatique. Contrairement à la camionnette, le wagon est luxueux. Et, à défaut d'avoir des armes, nous avons de la nourriture. Nous nous sommes tous allongés sur les banquettes et nous pouvons enfin discuter. Le sujet principal étant « Notre avenir incertain. » Alexana semble impatiente d'avoir assez d'informations pour élaborer la stratégie de la mission. Les jumeaux l'aide à imaginer les moyens à disposition et la manière d'agir des Solaires. Je me lève pour aller aux toilettes.
    Je longe le couloir. Le train semble vide, réservé expressément à notre brigade. Je croise Éden qui revient en sens inverse. Je ne m'étais même pas aperçue de sa disparition. Il se fait assez discret depuis quelque jours. Tout à coup, le train engage un virage serré qui nous déséquilibre. Éden s'écrase contre le mur. Dans sa chute, il me saisit le bras fermement. Et alors, je le vois écarquiller ses yeux verts et se figer quelques minutes. En ce même temps, des images de mon ancienne vie à la campagne refont surface, puis celles du moment où ils m'ont enlevée à ma famille. Lorsqu'il revient à lui-même, il me lâche le bras et s'appuie sur le mur d'en face, un peu sonné. Il garde un moment les yeux au sol puis les lève vers moi.
    - Tu n'as pas perdu la mémoire, murmure-t-il.
    Son affirmation a des airs de question.
    - Ils... Enfin, je crois qu'ils m'ont mal implanté la puce. Ils semblaient pressés. Le gaz, enfin l'anesthésie n'était pas assez efficace et... Éden, quel est ton pouvoir ?
    Il reste silencieux quelques secondes.
    - Radiesthésie.
    Puis il ajoute :
    - Mais je suis incapable de connaître mon propre passé.
    Je lis rapidement ses pensées : confusion, reconsidération de tout ce qu'il a vécu, indécision. Pour moi les choses sont claires.
    C'est ma chance.
    - Je te propose un marché.
    Il fronce les sourcils.
    - Tu dois me promettre de rien dire.
    - OK. (Il marque une pause.) Je promet de rien dévoiler.
    -Je n'ai pas vraiment de capacité d'empathe. J'ai des capacités psioniques, je peux lire les pensées, introduire et contrôler les esprits. Mon seul problème est que j'ignore encore si le sujet est conscient de mon intrusion. Ce qui ne m'empêche pas d'agir. Comme dans la camionnette.
    - OK. Je savais pas. Hum... Qu'est-ce que tu me proposes ?
    Je vois bien qu'il est un peu perdu malgré sa façade droite. Je continue.
    - Je pourrais, à un moment où on sera plus au calme, essayer d'introduire tes pensées pour t'aider à retrouver ta mémoire, à te souvenir de ton passé et tu me diras si tu es conscient de mon intrusion. Je vais te laisser y réfléchir. Seulement, ne dévoile rien sur ma spécificité.
    - Je te promet que je ne dirais rien et je vais y réfléchir.
    Alors que je commence à m'éloigner, il m'interrompt :
    - Tu as déjà lu dans mes pensées ?
    Je m'arrête un moment, le regarde dans les yeux.
    - Non.
    Pouvais-je réellement dire oui ?


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Re: Post Apocalyptique

Message par Fille Du Printemps le 29 Oct 2017, 11:49

Chapitre 3 Partie 7
Ivan Shynn


Image


    Aaron m'aborde juste après le petit-déjeuner, le deuxième jour. Il a l'air soucieux.
    - Ivan ? On a besoin que tu transmettes un message. (Il jette un coup d'œil autour de lui. Le couloir est désert. Il me chuchote : )
    - Ces entraînements, ce sont des blagues. Ils veulent nous pousser à bout et assassiner les moins résistants. J'ai pas le temps de t'expliquer en quoi consiste le plan exactement, mais sache qu'il est pas question qu'on les laisse faire. Il faut que tu nous fasse confiance. Préviens Zoey. Tu sauras quoi lui dire ?
    Je fais "oui" de la tête, écœuré. À quoi ça serve qu'ils aient fait tout ça si c'est pour se débarrasser de nous ? Une autre question me vient tout aussitôt : comment vais-je faire pour parler à Zoey ? On est surveillés en permanence. Et je n’ai pas beaucoup de temps libre. Je vais devoir établir un plan. Le plus vite possible. Mais pour l’instant, je suis attendu et il vaut mieux que je n’arrive pas en retard.
    Pour la première simulation, je m’étais retrouvé dans un décor que je connaissais par cœur. Les collines désertiques qui entourent Los Angeles, que j’avais parcourues des centaines de fois dans mon enfance. Mais au loin, la ville n’était plus qu’un champ de ruines.
    Des mots me sont revenus, ceux prononcés par la femme juste avant qu’elle ne m’injecte son produit. Ce n’était pas le vrai désert. Juste une illusion. Une illusion. D’un coup, j’ai su comment échapper à ce cauchemar. Je me suis mentalement représenté le paysage tel que je le voyais, et je l’ai remplacé par l’espèce de hangar où ces tests avaient lieu. J’ai craint un instant que ça ne marche pas, que leur produit soit plus fort que moi. Et puis le décor s’est estompé, et je me suis retrouvé en face des examinateurs. Ils ont fait une drôle de tête - peut-être qu’ils s’attendaient à ce que je panique, ou que je n’y arrive pas. Quoi qu’il en soit, ils ont essayé diverses formules depuis, mais elles se sont révélées inefficaces – à la fin, ils ont abandonnés. Ce qui en veut pas dire qu’ils ont arrêtés leurs autres tests stupides.
    Deux heures plus tard, ils consentent à me laisser quitter la pièce, après que j’ai dégommé des dizaines de cibles – et raté quelques-unes. La mission que m’a confiée Aaron m’inquiète. Je n’ai aucune idée de la manière de parler à Zoey. Et pourtant c’est essentiel.
    C’est allongé sur le lit, occupé à fixer le plafond, que la réponse me vient. Ces pièces n’ont pas de fenêtres, mais il faut bien renouveler l’air. Les grilles d’aération, bien évidemment, ne sont pas suffisamment larges pour qu’on lui puisses passer à travers, mais je crois avoir vu passant dans un couloir une prise d’air dans laquelle je pourrai me glisser.
    Il reste encore deux points à éclaircir : le premier, est-ce que le couloir en question ne sera pas surveillé ? Et le deuxième, où se trouve la chambre de Zoey ? Je décide de vérifier le premier point juste après midi. J’ai presque une heure de libre avant mon prochain entraînement.
    Je m’éclipse juste après le repas et me mets en quête du fameux couloir, que je trouve rapidement. La plaque y est effectivement. Fixée avec des vis, mais j’ai pensé à récupérer une petite cuillère (les autres couverts sont plus surveillés car on pourrait s’en servir comme arme) pour m’en servir de tournevis. Je vérifie que les caméras sont tournées vers une autre direction avant de m’attaquer aux fixations. Je galère quelques instants avant de ne parvenir à les faire céder – le manche de petite cuillère n’est pas un outil très approprié. Rapidement, je me glisse à l’intérieur et referme derrière moi.
    Il me faut un peu de temps avant de m’habituer à la luminosité très faible et je manque l’attaque de panique en découvrant une superbe araignée qui me dévisage. Je me mord la langue pour ne pas hurler et étudie le conduit après avoir retrouvé un rythme cardiaque normal. Il commence par grimper verticalement puis forme un coude et s’enfonce dans le mur. Je me relève. Il est plus haut que moi, mais je touche le bord si je me redresse sur la pointe des pieds, mains au dessus de la tête. J’essaye plusieurs fois de me hisser en sautant, sans y parvenir. A la cinquième ou sixième tentative, je parviens à faire tenir à peu près mes pieds sur la paroi et réussis à grimper sur le rebord. J’ai les bras en compote. Et dire qu’il va falloir que je rampe pendant je ne sais combien de temps dans ce couloir sombre et pleins d’araignées ! (Quelle horreur, ces bestioles !)

    Une heure plus tard, je suis de retour dans le couloir, à refermer les vis. Je me repasse en boucle les images de mon entrevue avec Zoey. Elle n’est vraiment pas bien. Je ne sais pas ce que ces pourritures lui ont fait, mais elle n’a pas l’air de s’en remettre. Ils sont parvenus à la faire craquer, ou presque. J’espère être parvenu à la rassurer pour qu’elle tienne la semaine. Mais dans quel état est-ce qu’elle sera à la fin ? Et est-ce qu’elle pourra s’en remettre un jour ?
    Désorienté plus que rassuré par notre discussion, j’arrive en retard à mon entraînement. Heureusement, les responsables sont trop occupés à discuter entre eux pour prêter attention à moi. Au début, ils parlent trop bas pour que je puisse entendre quoi que ce soit, puis je capte la fin d’une phrase : "...une erreur, selon moi." Son collègue lui souffle quelque chose d’un air alarmé et l’échange s’arrête là. Ils se retournent vers moi et l’un des deux – celui qui pensait qu’il y avait eu une erreur – m’annonce d’un ton distant :
    - Ta camarade Joyce n’a pas réussi à passe cette première phase de tests. Elle ne participera pas à la mission avec vous.
    Souffle coupé, je prend conscience de ce que ça signifie. De quelle était "l’erreur". Ils s’en sont débarrassés.
    Nous ne sommes même pas encore partis qu’il y a déjà un mort.




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Re: Post Apocalyptique

Message par Fille Du Printemps le 29 Oct 2017, 11:57

Chapitre 3 Partie 8
Alice Dubois


Image


    Encore une fois, je me retrouve dans ce paysage de désolation. Si ma vue n’était pas brouillée par l‘épuisement, je verrais le sol totalement brûlé. Les seuls arbres qui restent debout ne sont plus que des tronc noirs aux branches tordues. Certains sont aussi fins que des bambous, mais d’autres sont trop grands pour que je puisse les entourer avec mes bras. Celui contre lequel je suis appuyée le temps de reprendre mon souffle est branlant. Si je transfère totalement mon poids dessus, il s’écroule. Et pourtant, ce n’est pas comme si j’étais très lourde.
    Il y a quelqu’un ici. Je le sens – mais difficile de dire où. Il pourrait se cacher derrière tous ces arbres. Ou n’être qu’un produit de mon imagination. Il pourrait me tomber dessus alors que je déambule dans cette forêt morte. Je dois le trouver avant que lui ne me trouve. C’est la règle du jeu. Et si je n’obéis pas, ils pourraient faire de moi ce qu’ils ont fait de Joyce.
    Ajouter un cadavre ici. C’est tout ce que j’ai à faire.
    Je n’ai pas envie.
    Éden et Aaron nous ont promis qu’ils pourraient empêcher ça. Ils se sont trompés. On ne peut pas arrêter ça. Pas avant que les Solaires ou nous aient été exterminés. La Mort rôde. Elle se réjouit à l’avance d’avoir tant de coups à donner. Ce sont les règles de la guerre, à ce qu’il paraît. Ce sont les règles de la jungle, ais-je envie de répliquer. Tuer, ou être tué. Pas d’autres options.
    Je ne veux pas mourir. Alors je dois faire ce pourquoi j’ai été conçue.
    Cette traque dure depuis le début de la journée. C’est la plus longue de celles que j’ai menées jusque là. J’ai couru sur des kilomètres. Toujours poursuivie par cette impression. Il y a quelqu’un ici.
    Je suis désarmée. Les genoux en sang et le visage couvert de cendre. Je n’ai aucune idée de la façon de sortir de ce cauchemar. Si mon poursuivant ne se montre pas, je pourrai y rester des jours. J’ai peur. Si c’était un vrai cauchemar, je pourrais essayer de me concentrer suffisamment et me réveiller. Mais même ce recours ne m’est pas possible. Pourtant, j’aimerai tellement me réveiller. J’aurais les idées claires et le cerveau reposé. Je pourrais établir un plan qui me permettrait de mettre hors d’état de nuire mes hypothétiques poursuivants. Parce que là, je sèche.
    Ahaha. Très drôle, Alice. Trouve-toi à boire, au lieu de faire des blagues stupides.
    Si c’était aussi facile, je n’aurais plus soif depuis longtemps. Je serais dans une vallée toute verte, avec des ruisseaux partout. Et des mûres. J’adore les mûres. Et aussi des pêches. Et des arbres à sucre d’orge. Ceux à la fraise. Et des buissons entiers de chocolat et de friandises. Il n’y aurait pas d’Intelligences Artificielles à moitié humaines, pas de guerre, pas de morts, pas de paysage d’apocalypse, pas de poursuivants imaginaires. Jamais de faim, de soif, de fatigue.
    Mais ce ne serait pas juste pour les autres. Cette pensée fait s’évanouir tous mes rêves d’un coup. Ça, et les craquements de l’arbre mort qui s’est décidé à casser. S’il y avait eu des oiseaux, ils se seraient tous envolés en piaillant. Le silence est trop profond. Juste après la fin de ce vacarme, j’entends d’autres craquements. Ceux-là de branches brisées sous le pied de quelque indélicat. Mon sang ne fait qu’un tour. Je me rend invisible en un instant et prend la fuite.
    Combien de temps avant qu’on ne remarque mes traces dans la poussière ? Aurais-je de quoi tenir jusque là ? Je vais m’évanouir. Me prendre une racine à cause de ma vision trouble et me casser une cheville. Je ne serais pas assez rapide pour le semer. Enfin, mais qu’est-ce qui te prend ? Cours au lieu de penser à ces bêtises !
    Trop tard. Je commence à voir des points noirs qui dansent devant moi. Illusions ? Non, épuisement et hypoglycémie. Est-ce qu’on peut décider d’interrompre une simulation parce qu’elle n’a pas de résultats concluants ? Oh, s’il vous plaît, faites que ce soit possible. Sauf que ça voudrait dire que je subirais sans doute le sort de Joyce. Décide-toi. Dans une forêt lugubre ou une salle stérile ?
    Franchement, ça ne m’aide pas beaucoup. Un moyen de le tuer. Il me faut un moyen de le tuer. Je peux essayer de lui tendre un piège. Est-ce qu’il tombera dedans ? Pas sûr. Mais je n’ai pas d’autres solutions. Je ne peux pas fuir comme un lapin éternellement.
    Je n’ai à disposition que des moyens limités. Je casse une grosse branche en faisant le plus de bruit possible. Brièvement, je me demande à quoi ont servi les inventions de la bombe atomique ou du fusil mitrailleur si c’est pour que j’en sois réduite à utiliser un gourdin, façon préhistoire.
    Prions pour que le Solaire se laisse prendre au piège. Lorsqu’il se montre enfin (ça a marché!), je découvre que c’est une femme ; Je ne sais pas ce qui est le pire, entre sa beauté glacée et son visage totalement neutre. Elle me cherche. S’approche de moi. Encore plus près. Je me ramasse, prête à bondir. Plus que quelques dizaines de centimètres…
    Une poigne de fer s’abat sur mes poignets et m’immobilise. Me force à lâcher mon arme de fortune. Je me débats en vain. La femme lève son regard dans ma direction. Il est tellement vide…
    J’ignore totalement si on peux à nouveau me voir ou pas. J’ai l’impression que ça ne changera rien. Pourquoi est-ce que cette simulation ne s’arrête pas ?
    Brutalement, je me demande si ce n’est pas un moyen de se débarrasser de moi. Si ce n’était pas une façon de tester mon endurance, et que je l’ai raté. Mais je ne peux pas être tuée par une simulation…
    Et si ce n’était pas des simulations ? Si on pouvait y inclure d’autres personnes, réelles ? Si la Solaire était réelle elle aussi, aussi réelle que la personne qui me retient?Je donne des coups de pieds dans le vide. Je neveux pas mourir !
    Je n’ai pas le choix. On va m’injecter un poison et récupérer mes puces électroniques.
    Juste avant de m’évanouir, j’aperçois une lampe blanche aveuglante et sens la dureté de la table sous mon dos. Puis la piqûre de l’aiguille dans la nuque.
    Que s’est-il vraiment passé ?




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