par claire2612 le 29 Oct 2010, 23:50
J'hésite.
J'ai peur.
Il me manque.
Je l'aime pas.
Il me manque.
On ne fait pas confiance au temps qui passe.
Cette histoire est purement et Strictement AbuSée.
On en fait Tout Un Plat.
Malorie Blackman.
Si les riches veulent le bonheur que restera-t-il aux pauvres?
Imaginez un monde, un Monde Où tout est Noir Ou Blanc...
Le cri qui fusa dans le noir, cette nuit-là , personne ne l'entendit.
Le lendemain la fatalité fut capturée, bien sûr. Sur les journaux. A la télévision.
Le Really Time a publié un article selon quoi le petit Vittorio Levis avait été fusillé à la suite de violence infligées au poignard. Que le petit Vittorio Levis était mort. Qu'il n'y avait personne pour venir pleurer.
Mais faut-il vraiment faire confiance au Really Time ? Aujourd'hui, j'ai une histoire à raconter.
Vittorio Levis n'est pas mort ce soir là . Vittorio Levis me regarde écrire ces lignes, je sens son regard se poser sur le papier, mémoriser chaque mots, chaque lettre. Une fois que tout sera terminé, il devra envoyer cette missive au Really Time. Pour le plaisir de les voir blémir devant la violence de ce que j'ai enduré. Parce qu'il n'y a pas que moi qui va souffrir. Je le promets.
Vittorio Levis, c'est moi.
Oh, Callum. Tu as fais partie de la Milice de libération pendant trop longtemps. Croyais-tu vraiment que ta haine me libérerait mieux que ton amour? Callum. Ces mots que tu as pronnoncé, le jour de ton exécution.
"Je t'aime, Sephy. "
Et cette lettre horrible que j'ai reçue de toi. J'ai passé tant d'années à me demander si les mots annulaient la lettre ou si la lettre annulait les mots.
"Je t'aime, Sephy. "
Tu ne m'as pas comprise, Callum. Mais je ne t'ai pas compris non plus. Nous étions des jeunes, des jeunes qui essayent, sans y parvenir, de se donner tout ce qu'ils possèdent. Le monde n'avait que deux couleurs pour nous. Le noir et le blanc. Pas de gris. La fatalité. L'amour ou la haine. La haine ou l'amour.
Je t'ai tellement aimé.
Mais regarde le chaos que tu as semé dans nos vies.
[Malorie Blackman, Le choix d'aimer]
J'ai alors promis que je lui donnerai tout ce qu'elle méritait, que je lui restituerai tout ce que je n'avais jamais su lui donner, que je l'aimerai jusqu'à la fin des temps, jusqu'à ce que son coeur s'arrête de battre dans mes bras et que je l'amène jusqu'à la haute mer, là où se brise le courant, pour m'y perdre avec elle en un lieu où ni le Ciel ni l'Enfer ne pourrait jamais nous trouver.
[Carlos Ruiz Zafon, Le jeu de l'Ange]